11/08/2007

Langue et communication.

Pourquoi tous les enfants devraient pouvoir signer ?


par Steve Kokette (Traduction de Muriel Brancart)

"J'aurais aimé apprendre la Langues des Signes étant enfant car cela aurait certainement été plus facile de l'apprendre maintenant que je dois la connaître. "

Cette phrase semble sortie tout droit de la bouche d'un adulte devenu sourd, mais il n'en n'est rien. Cette phrase fut prononcée par une femme entendante d'une quarantaine d'années qui vient d'apprendre récemment le diagnostic de surdité de son neveu.
Elle a dit cela en 1993 ou 1994, et depuis lors, j'ai la chance de parler avec un grand nombre d'adulte qui ont, pour une raison ou une autre, pensé qu'ils auraient du apprendre les Signes. Bien que nombre d'entre eux soient devenus sourd avec l'âge, il semble plus normal aux adultes de vouloir apprendre les Signes parce qu'ils connaissent une personne sourde, un nombre croissant d'entre eux qui désirent les apprendre sont des parents entendants qui pensent que les Signes avantagent les enfants entendants.
On dit qu'une fois que vous avez appris à rouler à bicyclette, vous pourrez toujours rouler à bicyclette. Pourrait-il en être de même avec la Signes ?
De nombreux adultes qui apprennent les Signes pensent qu'il leur aurait été plus facile de les réapprendre s'ils les avaient appris étant petits. Cependant nous ne savons absolument pas combien se serait plus facile puisque la culture entendante n'a jamais ressenti l'importance des Signes au point de les apprendre à leurs enfants vers 3 ou 4 ans, de préférence, puisque les scientifiques estiment que c'est l'âge le mieux approprié pour apprendre la langue.
Cela pourrait donc changer.
Plus des recherches sont menées sur les Signes et ses bénéfices pour les enfants entendants, plus les gens réalisent combien les enfants aiment les Signes, et développent l'enseignement des Gestes comme un nouveau média, plus approprié (vidéo, software informatique) ; un nombre croissant de personnes pensent que tous les enfants devraient apprendre les Signes. Et les raisons qui les poussent à penser cela dépassent le fait que les Signes s'apprennent plus rapidement que par la suite, au cours de la vie, quand le besoin s'en fait sentir.

En fait, il y a tellement de raisons valables pour que les enfants non-sourds apprennent les Signes qu'une certaine Marilyn Daniels, professeur dans l'etat de Penn, écrit un livre préconisant à tous les enfants d'apprendre à signer. Son livre sera intitulé Dancing With Words : Signing for Children's Literacy (Danse Avec Les Mots : Signes pour Littérature Enfantine)
Apprendre les langue des Signes - au contraire de toute langue orale - fait appel aux deux lobes cérébraux. Lorsqu'on apprend une langue orale, l'information est captée, traitée et emmagasinée dans une des zones du côté gauche du cerveau. Capter une information visuelle d'un Signe se fait du côté droit du cerveau mais son traitement et son classement ont lieu du côté gauche. Se pourrait-il qu'un utilisant plus de matière cérébrale que ne le font les langues orales, la langues des Signes développe davantage le cerveau ? Docteur Daniels signale que les Signes utilisent les yeux et les mains, tandis que la parole occupe les oreilles et la bouche, et dès lors que les enfants usant des deux langages utilisent davantage leur cerveau.
La recherche fait naître l'idée que d'apprendre deux langues à la fois rend plus aisé l'apprentissage de chacune plutôt que de compliquer les choses. Et parce que les enfants passent par des phases où ils adorent la mimique physique, les Signes peuvent devenir une méthode pour apprendre aux enfants.

Dans la plupart des Etats, la majorité des enfants sourds n'est plus envoyée à l'école d'état pour sourds mais sont intégrés dans les écoles publiques et certaines écoles attirent de nombreux élèves sourds. Dans ces écoles-aimants, les étudiants entendant sont encouragés à apprendre à Signer.
L'école élémentaire de Chicago Kinzie est probablement l'école la mieux intégrée du pays regroupant des étudiant entendants et sourds ; il y a plus de 100 enfants sourds au sein de l'école, cela à comme conséquence que de nombreux enfants entendants signent avec aisance.
La principale de Kinzie, Géraldine Brooks, fut mentionnée dans un article du Chicago Tribune disant : " Il n'y a rien que nous puissions prouver…Mais ils ont appris une autre langue. Ils disposent d'un autre moyen d'apprentissage et de communication. ". Le même article cite la principale Cynthia Bowen de l'Ecole élémentaire de Baltimore's Berkshire, où elle dit du Signe "ce n'est définitivement plus un artifice ".
Certains éducateurs du 19ème siècle ont remarqué que les frères et sourds d'enfants sourds étaient mieux préparés à l'art des langues - lecture, écriture, vocabulaire, dramaturgie - quand ils commencent l'école. Thomas Gallaudet, un des fondateurs de l'université Gallaudet - l'inique université au monde pour sourds - a conseillé d'apprendre les Signes aux enfants entendants afin de tester leurs dons des langues. Laura Feldzer, un professeur de Los Angeles qui utilise les Signes avec des enfants entendants, écrit dans un article paru sur Internet : " En 1852, David Bartlett a étudié des enfants sourds avec leurs frères et sœurs au sein d'une école familiale. Il en a retiré que le fait de signer et de jouer avec les doigts a non seulement aidé à l'apprentissage des enfants sourds mais aussi à celui de leurs semblables entendants ".
Et les professeurs qui peuvent parler et signer ce qu'ils disent en même temps déclarent que cela aide à gérer la classe ; les enfants entendants sont fascinés par les Signes et prêtent une plus grande attention au professeur ce qui limite la rêverie et le comportement perturbateur, en plus du fait d'apprendre aux étudiants une plus grande quantité de choses.
La recherche démontre que les bénéfices des Signes pour les enfants entendants ne sont plus un artifice. Une recherche plus surprenante encore à démontré que les Signes améliorent la lecture, les dons mathématiques et prouvent les bénéfices d'une combinaison Signes et chant.

De nombreuses recherches à propos des Signes améliorant la lecture ont été menées dans le Maryland, vu la proximité de l'Université Gallaudet et de certains de leurs professeurs. Tant de recherches ont été faites qu'il est difficile de remettre en question la capacité des Signes à améliorer la lecture, bien qu'on ne soit pas sûr à 100% que les Signes soient si efficaces. Quoiqu'il en soit, la raison la plus probable quant à l'amélioration de la lecture est peut-être parce que les Signes enrichissent le vocabulaire. Quand les enfants apprennent un mot parlé en conjonction avec son signe, ils sont plus aptes à se rappeler de la signification du mot parlé.

La recherche prouve que les Signes améliorent l'apprentissage des maths également. Stokoe à étudié des étudiants sourds à Gallaudet et déclare que les Signes sont peut être la raison de leurs compétences accrue en math en comparaison à leurs pairs entendants dans d'autres universités.
Mais une étude faite à Middlesbrough, en Angleterre, appelée Signes dans l'enseignement a surpris les chercheurs quand les résultats ont montrés que les Signes amélioraient la compréhension des maths chez les étudiants entendants. Tous les étudiants prenant part à cette étude furent formés à la BSL (Langue des Signes Britannique), et ensuite aux mathématiques entièrement en BSL, sans user d'aucun langage parlé. Cette classe a atteint un score étonnamment élevé en maths par rapport aux étudiants apprenant les maths de manière traditionnelle c'est à dire de manière vocale seulement.

Pas moins de 3 études américaines ont démontré que la combinaison Signes et Chant aide à développer le vocabulaire. Les deux premières ont été réalisées avec des enfants "normaux " de premier niveau et des enfants autistes. La dernière s'est attachée à des maternelles de second niveau apprenant l'anglais comme seconde langue : les participants furent placés dans un des 4 groupes différents pour apprendre en texte : texte chanté avec des signes, texte parlé avec des signes, texte chanté et texte parlé seulement. Les deux groupes ayant appris le plus de vocabulaire utilisaient les Signes, et le groupe ayant appris le plus combinait les Signes et le Chant.

Ce ne sont pas les seuls bénéfices pour les enfants non-sourds retirés de la recherche, il y a également d'autres bénéficient manifestes qui n'ont pas besoin d'être testés.
L'apprentissage des Signes donne aux gens l'opportunité de se lier d'amitié avec les personnes sourdes ce qui constitue un enrichissement dans leurs vies. Ou peut-être cela enrichit-il juste le moment. Comme une fille apprenant les Signes disait des élèves sourds intégrés dans sa classe "nous avons besoin d'eux pour jouer au football ".

Les signes peuvent également constituer un avantage certain en cas d'urgence ou toutes situations pratiques où l communication vocale est inutile. Il y a 20 ans, lorsque plusieurs Américains ont été pris en otage dans l'ambassade américaine en Iran, un des otages communiquait avec les Américains en dehors de l'ambassade en signant à la fenêtre. Ils sont également utilisés en plongée sous-marine. Il est aussi agréable de pouvoir signer dans tous les moments ou il y a trop de bruits environnants.

Mais si la chose la plus impressionnante montrée par la recherche est que les Signes aident tous les enfants - et pas seulement les enfants " normaux " entendants mais bien les enfants atteints par d'autres handicaps que la surdité. Certains enfants, spécialement ceux atteints du Syndrome de Dows, d'autres types de retard mental, d'autisme, de troubles du langage, mais également des enfants entendants " normaux " sont peu disposés à communiquer par la voix et refusent de le faire même s'ils sont capables physiquement de le faire. Les Signes ont souvent été utilisés avec ces enfants comme une passerelle pour leur apprendre à communiquer vocalement. Après l'apprentissage des Signes et du comment communiquer, ils sont plus volontairement pour apprendre le langage parlé.

Donc une question évidente se pose : si les signes avantagent les enfants entendants " normaux " même s'ils ne les utilisent jamais avec un sourd et si les Signes aident aussi les enfants présentant des handicaps autres que la surdité tout comme ils sont utiles aux enfants sourds, ne devrions-nous pas pousser tous les enfants à signer ?


La langue des signes sort du silence
Au début de l’année 2007, la communauté et la culture sourdes françaises se voient mis à l’honneur par deux événements médiatiques : tout d’abord, en décembre 2006, par l’élection de Miss France 2007 qui a vu une jeune fille sourde, Sophie Vouzelaud, être élue Première Dauphine de Miss France. D’autre part, le 16 janvier 2007 est inauguré à Paris le Centre International d’art et de Culture des Sourds, avec la reprise par la troupe d’Emmanuelle Laborit, l’International Visual Theatre, de la pièce de Shakespeare K. Lear. Cette inauguration marque également les 30 ans d’existence de cette compagnie, fondée en 1976 par l’artiste américain Alfredo Corrado au château de Vincennes. L’IVT œuvre à la fois pour la création et l’expression artistique, mais également pour la diffusion de la langue des signes à travers des cours de découverte et de formation à la LSF et l’édition de documents en LSF. Cette renaissance médiatique nous conduit à nous interroger sur le chemin qu’a parcouru cette langue depuis sa création au XVIIIème siècle par l’abbé de l’Epée.


 L'essentiel pour comprendre :

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Bonjour en LSF

Pour commencer, précisons que contrairement à une croyance assez répandue, la langue des signes n’est pas universelle. Il existe une langue des signes française (LSF), une langue des signes américaine (ASL), une langue des signes britanniques (BSL), etc ... Vous pourrez trouver de plus amples informations en cliquant ici. Mais il est vrai que les sourds qui arrivent dans un pays étranger sont capables de communiquer sans problèmes avec leurs homologues au bout de quelques jours, ce qui est loin d’être le cas pour les entendants !
La langue des signes française est officiellement inventée par l’abbé de l’Epée dans les années 1760. En réalité, l’abbé de l’Epée reprend un langage qui existe déjà depuis longtemps (on en trouve trace dès le Moyen Age), mais en lui adjoignant une série de signes calqués sur le français parlé, appelés « signes méthodiques », qui ne sont plus du tout utilisés, ainsi qu’un alphabet manuel, la dactylologie, encore utilisé aujourd’hui pour épeler des noms de lieu ou de personne, par exemple.
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L’important est que l’abbé de l’Epée utilisa la langue des signes pour enseigner à ses jeunes élèves sourds toutes les matières, y compris le français écrit. Il organisa des séances publiques qui eurent beaucoup de succès, notamment à la cour. Son œuvre fut continuée par l’abbé Sicard. Des écoles pour les sourds sont fondées à Paris et un peu partout en France au cours des XVIII° et XIX° siècles.
Mais cette période d’expansion pour la langue des signes et de reconnaissance d’un moyen de communication pour les sourds prendra brutalement fin en 1880, suite au congrès international pour l’amélioration du sort des sourds et muets de Milan, composé uniquement d’entendants, où il est décidé de l’éradication de la langue des signes dans les établissements d’enseignements pour les sourds et muets. C’est donc l’oralisme qui triomphe, l’oralisme qui dénonce la « bestialité » de la langue des signes et proclame l’obligation pour les sourds d’apprendre à parler. Cette théorie, qui peut nous apparaître absurdement dépassée, est tout de même restée en vigueur en France jusqu’en 1991, où le bilinguisme LSF-français est finalement accepté dans les écoles. Et ce n’est qu’en 2005 que la LSF est reconnue comme langue officielle en France.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter
l’article de Wikipédia consacré à la langue des signes, découvrir le site Languedessignes.com, qui propose une découverte de cette langue et de ses spécificités, ou encore lire l’excellent essai d’Yves Delaporte,  La question sourde.

 


 D'autres perspectives :

-  La LSF et les médias :
Aux cours des années 1990, le grand public a redécouvert la langue des signes à travers quelques événements médiatiques qui ont marqué l’actualité :
En 1993, Emmanuelle Laborit reçoit le Molière de la révélation théâtrale de l’année, pour son interprétation de Sarah dans la pièce  Les enfants du silence, de Mark Medoff. L’année suivante elle écrit un livre,  Le cri de la mouette, qui sera traduit en 9 langues.

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Le pays des sourds

En 1993 sort également le film documentaire de Nicolas Philibert :  Le Pays des sourds.
Voir, entendre, goûter, sentir, toucher ... Nos 5 sens. Mais pour ceux qui n’en ont que 4 ? Ceux qui peuvent voir, goûter, sentir, toucher ... mais pas entendre ? A quoi ressemble leur monde, notre monde ? Nicolas Philibert nous entraîne dans un périple humain à la découverte du monde du silence, du monde des signes, du monde des sourds. Et nous oblige à ouvrir grands les yeux, pour entendre grâce à eux ce que les sourds nous racontent des deux mains.

En 1992, La Marche du Siècle avait consacré un numéro spécial de deux heures aux sourds, avec un public composé de sourds et des invités sourds et entendants, une première dans l’univers télévisuel. Depuis 1979, existait une émission hebdomadaire de 5 minutes « Mes mains ont la parole » présentée par Marie-Thérèse Abbou, qui racontait en LSF des contes comme Le petit Chaperon rouge ou Boucle d’Or. A partir de 1994, on assiste à la naissance sur la Cinquième de l’émission hebdomadaire
« L’œil et la main » destinée aux sourds et animée par deux présentateurs sourds, Daniel Abbou et Sabine Zerdoum.

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L’Oeil et la Main



La culture sourde reste encore à ce jour largement méconnue du grand public, on ne nous montre que rarement des acteurs sourds à la télévision ou au cinéma, et quasiment jamais leurs productions artistiques spécifiques, comme la production de poèmes visuels, par exemple. Et il en est de même pour leur histoire, surtout celle du XXème siècle et de sa si lente acceptation de la langue des signes. Pourtant, depuis la fin du XXème siècle, certains sourds ont décidé de livrer leur histoire au grand public, afin de lui ouvrir les yeux sur cette réalité si proche de nous et pourtant si mal connue.

 

-  Quand les sourds prennent la parole :

Deux témoignages biographiques jettent un éclairage passionnant sur cette période :

 Moi, Armand, né sourd et muet ..., Armand Pelletier, ed. Pocket :

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Moi, Armand, né sourd et muet

Ce récit d’Armand Pelletier, écrit en collaboration avec l’ethnolinguiste Yves Delaporte, et suivi d’un essai du dernier sur la langue des signes intitulé « La question sourde », est un livre absolument bouleversant dans le sens où il nous fait découvrir ce qu’était la vie d’un sourd dans notre France moderne de la seconde moitié du XXème siècle. On peut noter que le sous-titre de cet ouvrage est éloquent :« Au nom de la science, la langue des signes sacrifiée ». Pour lire une critique de cet ouvrage, cliquez ici.

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Le cri de la mouette

 Le cri de la mouette, Emmanuelle Laborit, Pocket :
Jusqu’à l’âge de 7 ans, Emmanuelle ne sait communiquer avec son entourage que de façon sporadique, avec les mots qu’elle apprend inlassablement à vocaliser lors de ses séances d’orthophonie. Il lui arrive de pousser des cris discordants, stridents, des cris d’oiseau de mer, d’où son surnom de Mouette. Lorsqu’elle a 7 ans, ses parents entendent parler pour la première fois du travail en France de deux américains, qui viennent de fonder à Vincennes une école de langue des signes couplée à un théâtre, l’International Visual Theatre, et décident d’y emmener leur fille. Et pour la jeune Emmanuelle, c’est une véritable révélation, et l’apprentissage de la langue des signes va lui permettre de révéler sa vraie nature, de jeune fille volontaire, curieuse, bavarde, assoiffée de connaissances et de communication. C’est son parcours que nous raconte cette jeune femme rayonnante, un parcours qui n’a pas été toujours rose, ni toujours noir, et qui a éclaté au grand jour en 1993 lorsqu’elle a reçu le Molière de la Révélation féminine de l’année.

 

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Un peu plus ancien, mais tout aussi passionnant, l’histoire d’Helen Keller, une américaine devenue sourde, muette et aveugle à l’âge de 18 mois, a suscité l’admiration du monde entier par son courage et sa détermination à apprendre à communiquer avec le monde, à suivre des études supérieures et à s’investir totalement dans la société. Vous pouvez lire  Sourde, muette, aveugle, histoire de ma vie, d’Helen Keller, chez Payot, ou bien sa biographie romancée par Lorena A . Hickok intitulée  L’Histoire d’Helen Keller, chez Pocket Junior.

Enfin, puisque le monde du silence est avant tout celui de l’image, voici un album qui est une oeuvre collective de plusieurs dessinateurs et scénaristes de bandes dessinées :

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Paroles de sourds

 Paroles de sourds, recueil préfacé et présenté par Bénédicte Gourdon, Delcourt :
« Les récits que vous allez lire parlent des sourds, du monde dans lequel ils vivent - qui est le même que le nôtre - et de la façon dont ils le perçoivent. Ils décrivent simplement leurs conditions et leurs parcours. Quand les sourds parlent d’eux-mêmes, leur discours est souvent teinté de honte et de colère, mais il est impossible de ne pas y percevoir aussi de la passion et du courage. [...] D’autres témoignages composent ce recueil. Ils émanent de personnes entendantes, proches des sourds (interprète, enfant entendant de parents sourds, etc.) et mettent en évidence les difficultés à être, être simplement sourd dans un monde d’entendants. » Extrait de la préface de Bénédicte Gourdon


-  La LSF et les enfants :

La surdité peut survenir à tous les âges de la vie, suite à un accident ou à une maladie, mais peut également être de naissance, et la découverte de ce handicap, surtout au sein d’une famille d’entendants, amène de nouveaux besoins au sein de la famille, et nécessite souvent une autre organisation de la vie de l’enfant, notamment au niveau scolaire.

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Signe avec moi

 Signe avec moi, Nathanaëlle Bouhier-Charles, Monica Companys, ed. Monica Companys :
Pour les enfants sourds, la langue des signes est le seul moyen d’expression. Mais pour tous les autres, c’est aussi une possibilité formidable d’apprendre un nouveau mode de communication, et de s’y mettre très tôt ! Dans leur livre Signe avec moi Nathanaëlle Bouhier-Charles et Monica Companys nous montrent comment les enfants pré-verbaux (avant 18 mois) ont déjà la capacité musculaire et motrice de signer, et comment on peut apprende à communiquer avec eux à l’aide de quelques signes simples. Cette méthode, qui arrive des Etats-Unis, où les sourds et la langue des signes sont bien plus intégrés à la société qu’en France, peut également être utilisée par des parents entendants d’enfants sourds, par exemple.

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La scolarité d’un enfant sourd

 La scolarité d’un enfant sourd, Martine Beaussant, ed. L’Harmattan :
L’auteure de ce court essai est sourde, et elle a consacré une partie de ses recherches universitaires à la scolarisation des enfants sourds. Ce livre, destiné au grand public, expose quelques réflexions sur la scolarité des petits sourds : comment un enfant sourd peut-il avoir accès au savoir, alors qu’il n’entend pas les paroles de son instituteur ? Quel type de scolarité envisager pour lui ?

 


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Commentaires

si dit mon de sourd signer

Écrit par : akouan alain | 21/01/2011

si dit mon de sourd signer

Écrit par : akouan alain | 21/01/2011

j'aimerais tant parler le langages des signes

Écrit par : Jackiechan | 01/04/2011

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