31/08/2007

Un plan Marshall plus social.

 

Donner au plan Marshall sa vitesse de croisière et lutter contre le chômage des jeunes, ce sont les défis de cette rentrée du ministre Jean-Claude Marcourt, quel est le défi dela rentrée pour le ministre de l'Économie?

C'est de continuer à amplifier le plan Marshall. Aujourd'hui, c'est un plan qui fonctionne très bien dans beaucoup de domaines, les décrets ont été votés, les arrêtés ont été pris, les mesures sont mises en place; il faut diffuser et continuer à diffuser. Un exemple: le plan Marshall est un plan économique, il faut lui donner un caractère social avec l'emploi et avec un certain nombre de mesures vers les personnes défavorisées.

Est-ce que le plan Marshall décolle vraiment?

Il faut donner du temps au temps. Le plan Marshall a été décidé le 30août 2005. Il y a deux ans. Dans l'évolution du Contrat d'avenir, il y a une maturation de la Région wallonne. Les Wallons, tant au niveau du pouvoir socio-économique que du pouvoir politique, ont compris qu'il fallait d'abord compter sur soi. On est passé de lignes directrices, dans le Contrat d'avenir, à des programmes opérationnels. On ne se contente plus de dire «il faudrait aller dans cette voie» mais de manière très concrète on dit «voilà ce qu'on va faire». On a aujourd'hui des programmes opérationnels, avec des indicateurs et des évaluations.

Première évaluation dans quinze jours au niveau du gouvernement, deux ans après avoir arrêté le plan Marshall. Mais je rappelle qu'il a été mis en oeuvre après le 1erjanvier 2006. Il n'a donc encore que 18 mois de vie et l'on se rend compte que toutes les mesures bougent. Certes, on constate des lenteurs au niveau administratif. Quand on veut, par exemple, protéger les riverains autour d'un zoning, la consultation, les études d'incidences et le permis, tout cela prend du temps... Il faut accepter que le respect des droits entraîne certaines diffi cultés. Le développement durable est quelque chose d'essentiel pour moi, mais il indique aussi une certaine forme de prudence, et c'est un ralentisseur.

Néanmoins des pénuries dans une série de secteurs restent une réalité?

Nous pouvons dire que la Wallonie, la France et Bruxelles ont les mêmes problèmes de pénurie. Globalement, dans les mêmes secteurs.

Qui viennent de...

Du fait qu'un certain nombre de métiers n'ont plus l'attrait qu'ils devraient avoir; il y a insuffisance de ces métiers. Il faut vraiment dire que les filières scientifiques, les métiers techniques (mécaniciens, menuisiers...) sont extrêmement porteurs et donnent plus facilement un job. Ce sont des métiers spécialisés et valorisants.

OK, les chiffres s'améliorent, mais l'entrepreneur wallon s'exporte-t-il plus?

Quand on a ouvert, pour les spin-offs créées au départ d'une université implantée en Wallonie, un bureau à Shanghai, on a dit: vous avez déjà un correspondant à Shanghai. Un mail, un fax et il travaillera pour vous. La taille est indépendante du périmètre; la globalisation, la mondialisation, c'est ça. Je voudrais dire aux petites entreprises: l'exportation, c'est aussi pour vous.

Ce message, tout le monde l'a-t-il compris?

Il faut se persuader que la Wallonie est une terre de réussite. Il y aura toujours des échecs. Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse, la Wallonie a une forêt qui pousse, mais on est encore trop attentif au fait que certains arbres peuvent tomber.

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30/08/2007

Rentrée wallonne avec trois nouveaux ministres socialistes.

Le Gouvernement wallon a effectué sa rentrée ce jeudi sous la présidence de Rudy Demotte, en présence des deux nouveaux ministres, Marc Tarabella, en charge de la Formation, et Paul Magnette, en charge des Affaires Sociales et de la Santé.

Les ministres ont découvert un ministre-président très pointilleux, qui prend connaissance des dossiers en profondeur. Rudy Demotte a ainsi annoncé l'organisation de séminaires gouvernementaux qui auront pour objectif de "défricher le terrain sur des sujets précis". Le premier séminaire sera organisé le dimanche 9 septembre après-midi et aura pour thème l'évaluation du plan Marshall. Cette nouvelle méthode d'examen de dossier, qui permet de prendre plus de recul et d'accorder un temps à la réflexion et à la discussion, sera également appliquée, dans le cadre de la réforme du fond des communes. Concernant le fond des dossiers, le gouvernement a évoqué la politique aéroportuaire et la mise en place de la filiale, dépendant à 51% de la Région et à 49% des deux sociétés de gestion des aéroports wallons, chargée d'assurer des missions de sécurité dans les aéroports.


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Van Rompuy n'ignorera pas le PS.

 

Dans le cadre de la mission d'exploration qui lui a été confiée, le président de la Chambre Herman Van Rompuy (CD&V) a déjà eu plusieurs entretiens. Objectif: convaincre les socialistes francophones de voter les fameuses "réformes de l'Etat aux deux tiers".

Il a rencontré dès mercredi soir l'ex-formateur Yves Leterme (CD&V). Jeudi matin, il a rencontré Bart De Wever, président de la N-VA et Bart Somers, président de l'Open Vld. Après sa désignation en tant qu'explorateur, Herman Van Rompuy a fait savoir qu'il avait l'intention de travailler dans la plus grande discrétion. Très peu d'informations ont en tout cas filtré jusqu'à présent.

La seule chose qu'on sait avec certitude c'est qu'il a rencontré Yves Leterme mercredi soir - il l'avait lui-même annoncé - et qu'il a vu jeudi matin les présidents de la N-VA et de l'Open Vld. Au MR on disait qu'il n'y avait encore eu aucun contact avec l'explorateur.

La mission de M. Van Rompuy consiste a lever les obstacles afin de relancer les discussions pour la formation d'un gouvernement fédéral et dans ce cadre le problème le plus compliqué est celui de la recherche de la majorité des 2/3 pour réaliser certaines réformes institutionnelles. L'explorateur devra notamment voir comment arriver à réunir une telle majorité au parlement alors que l'orange bleue ne dispose que d'une majorité simple (81 voix sur 150). Le cdH a, dès le début, insisté sur le fait qu'en cas de soutien extérieur il fallait veiller à ce qu'il soit équilibré entre francophones et flamands.

Dans un des partis de la potentielle orange bleue, on suggérait qu'une des solutions serait d'obtenir le soutien du PS, à l'intérieur ou de l'extérieur du gouvernement. Ce scénario était d'ailleurs évoqué dans la note au statut incertain photographiée dans les mains de Jean-Luc Dehaene alors qu'il se rendait au Palais au début de la semaine.

Les libéraux ont jusqu'à présent toujours dit être opposés à la tripartite traditionnelle mais dans ce cas de figure il s'agirait d'un gouvernement asymétrique avec MR, PS et cdH du côté francophone et CD&V/N-VA et Open Vld côté flamand. Un tel gouvernement disposerait de 101 voix mais le montage semble très alambiqué.

Certains évoquent aussi la possibilité de l'entrée du PS au détriment du cdH. Une telle coalition disposerait de 91 voix, ce qui n'est pas suffisant pour avoir les 2/3 mais permet de faire en sorte que la N-VA n'est plus indispensable à la majorité simple. Le montage est tout aussi alambiqué et il n'est pas sûr qu'il suscite plus d'enthousiasme que le précédent. (Belga)

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25/08/2007

 

Partenariat FFSB et Festival Bruxellons


Un grand cri d’'amour

Pièce écrite par Josiane BALASKO

Jeudi 30 août

&

Samedi 1er septembre 2007

21h00

Château de Karreveld

Avenue de la Hoese, 3 - 1080 Bruxelles

Surtitrage + accueil en langue des signes par la FFSB

Réservations :

Tél. : 02 724 24 24

Fax : 02 223 29 98

www.bruxellons.net

Invitez vos amis ! Venez nombreux pour soutenir

l'accessibilité pour les sourds et malentendants

au Festival Bruxellons !

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24/08/2007

L'éducation des enfants sourds ne peut être réduite à une rééducation.

Texte publié en Carte Blanche dans le quotidien belge "Le Soir " du 16 mai 2007, par un collectif de signataires (voir plus bas).

L'éducation des enfants sourds ne peut être réduite à une rééducation

Depuis quelques temps, la communauté des Sourds de Belgique est en émoi. Les initiatives prises récemment en matière de dépistage néonatal de la surdité cristallisent les passions. Et certains de penser : « Comment ! Les pouvoirs publics, prennent enfin des mesures pour dépister ce fléau qu’est la surdité infantile, et ceux, pour le bien desquels cette politique est mise en œuvre, y voient à redire ! On veut les dépister pour les guérir, et certains s’y opposeraient ! « Les aveugles verront, les sourds entendront, les boiteux marcheront droit ». Quel aveugle refuserait qu’on le guérisse, quel boiteux refuserait qu’on le soigne ? Les sourds seront-ils les seuls à refuser la main secourable d’une médecine qui vient les sauver ? » Serait-ce aussi simple ?

Non ! Nos parcours respectifs nous amènent à penser, que le débat ouvert par le dépistage néonatal de la surdité, vaut mieux que la caricature qui en est faite. Car l’accueil qu’une société réserve à l’enfant sourd conditionne le développement du langage et touche par là, à ce qui fait de nous des humains. Et les Sourds, qui sont à l’origine des Langues des Signes, sont justement maîtres en la matière. Le génie de leurs créations linguistiques apporte un démenti formel à la conception étriquée du langage que les professionnels, médecins et autres, de la « rééducation » des enfants sourds veulent leur imposer – en particulier la prééminence de la phonologie de la langue sonore -, que la médecine rééducative des enfants sourds, présente comme incontournables à qui veut parler, lire ou écrire.

Il est incontestable que les techniques médicales (notamment l’implantation d’électrodes dans la cochlée), améliorent, pour certains enfants sourds, leurs capacités auditives et articulatoires. Les progrès de la médecine occidentale n’ont été possibles que par l’attention portée aux processus pathogènes cellulaires de l’organe malade. Dans l’exemple de l’enfant sourd, la cochlée et les performances auditives au laboratoire d’audiophonologie sont devenues le centre des préoccupations thérapeutiques de la communauté médicale, déplaçant l’être humain, l’homme sourd, au second rang. Focaliser leur éducation (pourquoi parle t-on toujours de rééducation ?) sur le seul support oral du langage – les sons -, c’est ignorer qu’un phonème n’est pas un son, qu’un concept n’est pas nécessairement un mot. Le langage humain est fondamentalement subjectif et les tests utilisés pour l’évaluation de ces enfants, semblent totalement imperméables à ce que la linguistique nous apprend. Ce qui est audiométriquement vrai, sonne faux lorsqu’il s’agit de langues.  Ce qui est pertinent dans le laboratoire d’audiophonologie peut devenir pervers si toute l’éducation des enfants sourds tourne autour de la priorité de faire entendre des sons. Réduire ainsi leur éducation à une rééducation est une injure à leur sensibilité et intelligence d’êtres humains.

Il est vrai que la médecine en général, est assez hermétique aux apports des sciences humaines qui en l’occurrence, lorsqu’il s’agit de surdité, devraient pourtant être au cœur du débat. Les répercussions de cette schizophrénie dissociant l’organisme, objectivable et mesurable, des rencontres humaines langagières qui fondent un corps, a des conséquences dramatiques sur le devenir des enfants sourds. Des drames que chacun de nous, dans son champ épistémique ou institutionnel particulier ou dans sa pratique clinique, est amené à rencontrer et dont il se fait le devoir de témoigner.

Le libre choix des parents, en matière d’accueil de la surdité, proclamé par le monde de la « rééducation » des enfants sourds, l’ouverture à la Langue des Signes, répétée comme une formule creuse, sont aujourd’hui des leurres absolus. Les parents, en grand désarroi au moment de l’annonce de surdité, ne sont évidemment pas en situation de choisir. Le fussent-ils, actuellement, il n’y a pas d’alternative, à celle d’une médicalisation outrancière, le fantasme de guérison de la surdité n’étant pas loin. Entre proclamation du libre choix et réalité, il y a un abîme, où aujourd’hui, se meurent symboliquement des enfants qui articulent bien. Le seul choix, effectivement proposé (car c’est le seul qui est financé et réellement présenté aux parents), est une prise en charge dominée par une pensée médicale audiocentrique, sourde aux apports des sciences humaines et aveugle aux enseignements du passé.

Nous avions eu la naïveté de penser que la reconnaissance unanime, en 2003, de la Langue des Signes, par la Communauté Française, inaugurait une ère nouvelle. Elle ouvrait la perspective de l’épanouissement d’un groupe de citoyens, partageant la Langue des Signes, langue à modalité visuo-gestuelle traçant les contours d’une véritable minorité culturelle. Elle apparaît aujourd’hui comme le cache-misère, visant à mieux rendre inaudible la parole des Sourds. Si aujourd’hui, Madame la Ministre Fonck, semble en première ligne, elle n’est pas seule responsable du gâchis actuel ; c’est l’ensemble des décideurs politiques, sans désir de donner une traduction réelle à cette reconnaissance de la Langue des Signes, qui porte cette responsabilité.

Et ce n’est pas faute d’avoir été informés par des instances officielles telles que le Conseil Supérieur de l’Enseignement Spécial ou le Conseil Consultatif de la Langue des Signes. Quelles que soient les recommandations faites démocratiquement par ces instances à la composition pluridisciplinaire, chaque fois, depuis plusieurs années, le lobby médical est revenu par une porte dérobée, et sans aucune concertation avec qui que ce soit, a tout remis en question. Pourquoi les médecins et leurs valets sont-ils si volontiers entendus ? Parce qu’il est plus simple et rassurant d’écouter ceux qui nous disent qu’ils peuvent faire entendre les Sourds. Plutôt que, surmontant nos peurs, de prêter attention à ceux qui demandent, parfois maladroitement, à se faire entendre dans la seule langue qu’ils puissent pleinement maîtriser et que nous ignorons. Il est aujourd’hui de notre devoir de scientifique, de père, de mère, d’humain tout simplement, de dire notre inquiétude et notre indignation devant tant de gâchis.

Mesdames et messieurs les responsables politiques, écoutez ceux qui recueillent les effets mortifères d’un système injuste.



Collectif de signataires :
Pr Jean-Claude Dortu, philologue romaniste, Ecole Européenne Bruxelles 2

Pr Jean Giot, linguiste, FUNDP, Namur

Dr Claire de Halleux, pédiatre, Centre Hospitalier Notre-Dame et Reine Fabiola, Charleroi

Laurence Meurant, Maître de Conférence, linguiste, FUNDP, Namur

Pr Françoise Ost, juriste et philosophe, Vice-Recteur des Facultés Universitaires Saint-Louis

Pr Manfred Peters, linguiste, FUNDP, Namur

Yvette Thoua, psychanalyste, Bruxelles

Pr Diederik Zegers de Beyl, neurologue, ULB

Dr Benoît Drion, Unité d’accueil et de soins en langue des signes, Hôpitaux de l’Université Catholique de Lille

20:31 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Démission d'Yves Leterme de sa mission de formateur : réaction du PS.

Le PS prend acte de la démission d'Yves Leterme comme formateur du gouvernement fédéral. Depuis 74 jours, les Belges sont en attente d'un Gouvernement fédéral. A ce stade, aucune dynamique, aucun projet commun pour le pays ne se dégagent.

A côté des gouvernements régionaux et communautaires, il importe pourtant que les Belges soient gouvernés par une équipe fédérale qui partage une vision de leur avenir et qui apporte des réponses concrètes aux problèmes auxquels ils sont confrontés. Emploi, revalorisation du travail, pouvoir d’achat des familles, avenir des pensions, coût du logement et de l’énergie, sauvegarde de la planète… sont autant de thèmes qui méritent d’être mis au cœur d’un projet gouvernemental fédéral.

Un tel projet n’est possible qu’entre des partenaires qui se respectent et qui sont soucieux d’élaborer un projet pour tous les citoyens de ce pays plutôt que pour telle ou telle Communauté.

Tel ne paraît pas être à ce stade l’état d’esprit de tous les négociateurs de l’orange-bleue.

Le PS regrette que tous les partenaires de l’orange bleue ne puissent faire primer l’intérêt général des habitants de ce pays qu’ils soient Flamands, Bruxellois ou Wallons sur les revendications communautaires qui divisent et qui opposent.

20:24 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/08/2007

L'orange bleue a oublié l'intérêt général

Le parti socialiste a pris acte de la démission du formateur Yves Leterme. Le PS dit constater que tous les partenaires de la potentielle orange bleue ne semblent pas faire primer l’intérêt général des habitants de ce pays, qu’ils soient Flamands, Bruxellois ou Wallons, sur les revendications communautaires qui divisent et qui opposent. Plus de 70 jours après les élections, aucune dynamique, aucun projet commun pour le pays ne se dégagent, relève le PS.

23:01 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/08/2007

 

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Vous voyez Didier n'était pas à l'aise avec ECOLO et le PS !

20:11 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Le PS et ECOLO sont venus pour écouter.

La réunion des partis francophones a commencé mardi un peu avant 13 heures. Les représentants du PS et d'Ecolo ont indiqué qu'ils venaient avant tout pour écouter ce qu'aura à leur dire le président du MR, Didier Reynders. Ni les uns, ni les autres ne semblaient être au courant du contenu exact des discussions.
Interrogé sur sa disposition à soutenir une éventuelle réforme de l'Etat, le président du PS, Elio Di Rupo, a rappelé qu'il ne l'envisageait que si cela permettait d'améliorer la qualité de vie de tous les citoyens. Mais, à entendre les propositions qui ont été formulées par les partis flamands, cela n'est pas le cas. A ses yeux, des réformes intéressantes seraient par exemple la refédéralisation de certaines matières ou l'élargissement de la Région bruxelloise. Du côté d'Ecolo, le discours était le même. "Je ne vais pas donner un blanc-seing comme ça à qui que ce soit", a souligné la secrétaire fédérale Isabelle Durant. Les Verts ne semblent pas plus disposés que les socialistes à soutenir une réforme de l'Etat telle qu'elle se présente.

18:34 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/08/2007

Convaincre Milquet, l'un des féfis de Leterme.

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Les négociations sont toujours bloquées. Pour tenter de les relancer, le formateur Yves Leterme a entamé une série de contacts informels qu'il poursuivra dans les prochains jours. Il a rencontré les présidents des quatre partis de l'Orange bleue.

Entre temps, le Roi a repris des consultations et a rencontré les présidents des quatres formations concernées. Il a chargé dimanche Yves Leterme de "reprendre des contacts politiques avant la reprise des négociations pour la formation du gouvernement".

Sur la base des nouvelles données ressortant des contacts royaux mais aussi des nombreux contact informels du week-end, Yves Leterme établira et proposera ce qu'il a lui-même qualifié de "schéma". Celui doit permettre "moyennant l'accord des présidents de parti concernés, de mener à une reprise des négociations sur la formation d'un gouvernement".

Les peurs de Leterme

La négociation se trouve cette semaine à un point crucial. Le formateur a repris les contacts informels lundi avec les présidents du CD&V/N-VA, du MR, du cdH et de l'Open Vld. Il entend ainsi établir si la relance des négociations pour la formation d'un gouvernement orange bleue a un sens et donc une chance d'aboutir.

Pour le président de l'Open Vld, il est "important qu'Yves Leterme fasse changer d'avis la présidente du cdH Joëlle Milquet afin qu'elle s'inscrive dans la logique de la négociation". Dès dimanche soir, le président du MR Didier Reynders disait attendre du formateur des propositions "concrètes et équilibrées" tant dans le domaine budgétaire que socio-économique et communautaire.

Le formateur s'attache donc d'abord a savoir si cela a un sens de relancer les discussions. Ce n'est qu'après qu'il pourrait présenter son "schéma" aux futurs possibles partenaires. Yves Leterme serait, dit-on, très réticent. Il ne veut en tout cas pas parler de "nouvelle note" et craint par-dessus tout de nouvelles fuites dans la presse.

Un retour des socialistes?

Dans certains milieux, on évoquait la possibilité de se contenter d'un programme de gouvernement minimum. Cette option n'est pas retenue par d'autres. "Si on fait cela, on s'engage dans un gouvernement qui, pendant un ou deux ans, ne fera rien d'autres que parler de communautaire. Le sujet phagocytera toute l'action du gouvernement", disait-on auprès de certains négociateurs.

On évoque aussi, encore et toujours, la possible ouverture des négociations aux socialistes pour la formation d'une tripartite traditionnelle mais cette option est rejetée par les libéraux. (Belga)

22:06 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

L'ultimatum de Reynders n'impressione pas le CD&V.

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L'ultimatum lancé lundi par le président du MR Didier Reynders n'impressionne pas le CD&V, le parti dont est issu le formateur Yves Leterme. Pour Jo Vandeurzen, il s'agit maintenant de travailler d'abord sur le contenu et pas sur le timing.


Pour le président du MR, le formateur doit relancer les négociations pour la formation d'un gouvernement fédéral au plus tard jeudi. "Ce qui est maintenant important pour nous, c'est que nous ne nous retrouvions autour de la table de négociation que quand les circonstances seront telles qu'il sera possible de parler de ce que le gouvernement devra préparer et qui devra conduire, au parlement, au vote d'une réforme de l'Etat", a dit M. Vandeurzen.

Reynders est-il en train de paniquer? Yves Leterme est-il en train d'organiser le retour des socialistes?

18:59 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/08/2007

Les Sourds

La Communauté des Sourds me prennent pour Elio Di Rupo "Sourd".

21:21 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

La réaction de Di Rupo.

Elio Di Rupo suit d'un oeil attentif les négociations de l'orange bleue. Le président du Parti Socialiste trouve que ce sont les revendications flamandes qui sont "inacceptables" et se dit prêt à un contact entre francophones.

Dans un entretien au Soir et à La Libre Belgique de ce vendredi, le président du PS Elio Di Rupo affirme avoir "suivi heure par heure les débats" pour la formation d'un gouvernement orange bleu qui se déroulent à Val Duchesse. Il estime qu'il n'est pas question à ce stade d'"interférer dans les négociations car il faut laisser à chacun ses responsabilités".

Il souligne néanmoins qu' "une discussion entre francophones serait l'occasion de dépasser les clivages partisans et de discuter entre nous de choses essentielles comme l'avenir de la Belgique".

Evoquant les revendications formulées par les Flamands, le président du PS affirme qu'il n'a pas le sentiment qu'il y a un parti qui va accepter ce qui paraît inacceptable. Il estime avoir plutôt l'impression que les francophones ont une vision assez claire de ce qui est faisable ou non. "Et dès lors, si Mme Milquet et M. Reynders pensent qu'il serait utile de rencontrer d'autres partis démocratiques francophones, nous sommes prêts".

Interrogé sur les exigences flamandes, Elio Di Rupo dit encore qu'"il ne s'agit pas de lancer de grands chantiers de réformes institutionnelles sur la fiscalité, la justice, les soins de santé, la SNCB, etc. De telles réformes nous engageraient dans des voies qui pourraient être extrêmement périlleuses et préjudiciaibles aux francophones. Aucun parti francophone ne l'accepterait", dit encore Elio Di Rupo.

13:47 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/08/2007

La reconnaissance de la Langue des Signes Flamande.

5 MAI 2006. - Le décret concernant la reconnaissance du langage gestuel flamand

Le parlement flamand a accepté et nous, ratifions gouvernement, ce qui suit :

Le décret concernant la reconnaissance du langage gestuel flamand.

Article 1. Ce décret régit une matière communautaire.

Art.2 :  Le langage gestuel flamand, en abrégé VGT, est la langue naturelle visuelle et gestuelle qui est utilisée par les gens sourds et les utilisateurs de langage gestuel flamands dans la communauté flamande et dans le territoire de Bruxelles – Capitale bilingue. Les gens sourds appartiennent à un  groupe minoritaire linguistique et culturel pour lequel le langage gestuel flamand joue un rôle identifiant.

Le langage gestuel flamand est reconnu.

Art.3 § 1. est 3. Une commission consultative pour le langage gestuel flamand, ci-après appelé la commission, sera créée. Elle a pour objectif d'émettre des avis et présenter des propositions en lien avec toutes affaires qui concernent l'utilisation du langage gestuel flamand.

La commission formules ces avis et proposition sur sa propre initiative, à la demande du parlement flamand ou du Gouvernement flamand.

Tous les avis et propositions sont publics

 § 2. La commission comprend quinze membres. Les membres sont nommés par le Gouvernement flamand pour un délai de quatre ans. Ce mandat est renouvelable

§ 3. le Gouvernement flamand détermine la composition de la commission qui comprend au moins un membre de chacune des catégories suivantes :

1° associations des utilisateurs de langage gestuel pour sourds ;

2° parents des enfants sourds qui sont les utilisateurs de langage gestuel flamands ;

3° écoles de l'enseignement spécial du type 7 ;

4° chargés de cours langage gestuel flamand ;

5° interprète en langage gestuel flamand ;

6° linguistes avec expertise et recherche de langage gestuel.

Lors de la composition de la commission, le Gouvernement flamand recherche un grand nombre de  représentants des personnes sourdes et des utilisateurs de langage gestuel flamands. Au moins la moitié des membres seront des personnes sourdes, à moins que le nombre de personnes sourdes qui se portent candidats ne soit insuffisant. Au maximum deux tiers des membres seront du même sexe

 4. Le Gouvernement flamand nomme les membres de la commission après un appel public les candidatures doivent répondre à différents critères bien précis. Les candidats doivent justifier de leur compétence ou de leur expérience professionnelle, de même que leur motivation à siéger au sein de la commission. Aussi, si possible, ils mentionnent de quelle catégorie, mentionnée dans l’alinéa 3, ils font partie. Les représentants nommés par le Gouvernement flamand peuvent assister la réunion et ont une voix consultative

 § 5.Les membres de la commission exercent leur fonction dans l'indépendance complète du gouvernement.

L'adhésion à la commission est incompatible avec :

1° un mandat au sein du parlement européen, de la Chambre des Représentants, du Sénat, du parlement flamand et du parlement métropolitain bruxellois ;

2° la fonction de ministre ou de secrétaire d'État ou de la qualité de membre de cabinet d'un ministre ou du secrétaire d'État ;

3° la fonction de membre du personnel d'un département ou de l'agence du gouvernement flamand qui se trouve dans une relation hiérarchique, avec un ministre ou les ministres dont la compétence et les affaires sont mentionnées dans § 1

 § 6. Les membres de la commission par le Gouvernement flamand peuvent être licenciés, sur propre demande ou pour les raisons graves à la demande de la commission.

Le  membre qui est licencié perd la qualité pour laquelle il a été nommé , aussi bien que les membres des administration citée à l’alinéa 5, deuxièmement et troisièmement sont licenciés de plein droit.

Lors du licenciement ou du décès d'un membre, le Gouvernement flamand organise un nouvel appel aux candidats.

Le nouveau candidat nommé par le Gouvernement flamand achève le mandat de son prédécesseur.

§ 7. Le secrétariat de la commission est assuré par le service, appropriée par le Gouvernement flamand. Ce secrétariat s'occupe de l’aspect administratif, logistique et apporte son appui à la commission

§ 8. le Gouvernement flamand détermine les jetons de présence et les compensations des membres de la commission.

Art. 4. § 1. Les membres de la commission désigne parmi eux un président et un vice-président.

 § 2. Dans les 3 mois de la désignation, la commission détermine un règlement d’ordre intérieur qu’elle soumet à l'approbation au Gouvernement flamand

§ 3. Le Gouvernement flamand laisse la commission libre de ses mouvements et de ses visites et met à disposition toutes les informations nécessaires à leur mission d’avis.

La commission peut demander un soutien technique aux membres du personnel des départements ainsi qu’aux agences du gouvernement flamand si nécessaire

§ 4. La commission peut créer des sous-commissions qui traitent un aspect partiel de l'utilisation du langage gestuel flamand

§ 5. La commission délibère collégialement pour émettre les conseils, selon la procédure du consensus.

Si aucun consensus ne peut être atteint, il y a  u vote et le nombre de voix sera mentionné dans l’avis .Une note de minorité peut être ajoutée à l’avis

 § 6. Les avis doivent être fourni dans un délai de trente jours après la date de la réception de la demande de conseil. En cas d’urgence, ce délai peut être raccourci par le Gouvernement Flamand mais ne peut pas être inférieur à 10 jours ouvrables.

 § 7. Le Gouvernement Flamand détermine les règles plus précises pour la mise à disposition des interprètes en langage gestuel flamand pour la commission et ses sous-commissions.

Art. 5. La commission fait rapport chaque année sur ses activités. Ce rapport annuel est procuré pour le15 mai de l'an prochain au Gouvernement flamand et au parlement flamand.

Art. 6. § 1. Le Gouvernement flamand reconnaît une association flamande au niveau de la communauté qui réalise les missions suivantes :

 1° contribue à apporter la connaissance du langage gestuel flamand par sa propre recherche scientifique,  coordonne, stimule et soutien la recherche scientifique en la matière ;

2° contribue au développement ultérieur du langage gestuel flamand et le soutien dans ce développement ;

3°contribuer au développement de matériel didactique en vue d’enseigner le langage gestuel flamand ;

4° qui servira de point de contact pour les personnes intéressées aussi bien  au niveau national que pour les pays étrangers

§ 2. Cette association doit remplir les conditions suivantes :

1° a voir une personnalité juridique en vertu de la loi du 27 juin 1921 concernant les associations sans but lucratif, les associations internationales sans but lucratif et les fondations ;

2° avoir son siège dans la région linguistique néerlandaise ou dans sur le  territoire de Bruxelles – Capitale bilingue ;

 3° tenir une comptabilité selon un modèle qui est déterminé par le Gouvernement flamand ;

 4° avoir un fonctionnement pertinent au niveau de la communauté flamande

§ 3.L'association établit un plan de gestion pour chaque période politique de quatre ans. Ce plan doit être déposé auprès du service compétent du Gouvernement flamand. Le Gouvernement flamand détermine la forme de ce plan et la manière ainsi que la date à laquelle il doit être déposé.

Dans son plan de gestion, l'association décrit la politique qu’elle veut menée pendant la période  politique des 4 prochaines années. Cela comprend entre autre la mission de l'association, l'analyse de son environnement, ce qu’elle fait pour le moment selon son plan de gestion, ce qu’elle veut réaliser dans la période de politique prochaine, de même que la manière et les moyens avec lesquelles elle agira. Elle indique également comment elle remplira la collaboration et la communication avec les utilisateurs du langage gestuel flamande.

La reconnaissance est accordée après examen de tous les aspects du plan de gestion déposé ainsi qu’après examen des moyens quant à la faisabilité, l’efficacité  et la finalité selon la politique en cours. Dès lors, le Gouvernement flamand détermine les règles plus précises

 § 4. Sur base de cet examen approfondi et de l’estimation des résultats du plan de gestion , mentionné en la matière dans § 3, troisième alinéa, le Gouvernement Flamand accorde  dans les limites des crédits budgétaires, à l'association agréée une subvention quadriennale pour l'exécution de son plan de gestion. Cette subvention est liée aux fluctuations de l'index des prix à la consommation selon la loi du 2 août 1971 et pourra donc être augmenté si cela se présente

§ 5. Le Gouvernement flamand établi une convention minimal avec l'association agréée pour la période politique celle-ci détermine les conditions minimales de gestion ;

: 1° comment le plan de gestion déposé doit être adapté selon sa faisabilité et sa finalité au cous des 4 années politiques et selon le subside accordé;

2° comment l’exécution du plan de gestion doit être rapporté ;

3° comment l'exécution du plan de gestion est évaluée ;

4° comment la subvention accordée est payée moyennant les acomptes et la formation d’une réserve ;

5° comment la surveillance du fonctionnement de l'association et, plus spécifiquement, quelle est l'utilisation de la subvention accordée;

6° quelles mesures peuvent prendre le Gouvernement flamand, entre autres en ce qui concerne la reconnaissance, si les conditions fixés dans §2, ne sont pas remplies et que l'exécution du plan de gestion est évaluée négativement ou que l'utilisation de la subvention est justifiée insuffisamment.

Chaque convention de gestion et chaque modification et prolongation, sont communiquées dans deux mois après leur constatation par le Gouvernement flamand au parlement flamand.

Art. 7. Le Gouvernement flamand peut accorder des subventions pour des projets qui contribuent à l’évolution sociale du langage gestuel flamand, entre autres pour l’organisation d’activités de sensibilisation en apportant son soutien ou sa collaboration. Le Gouvernement flamand détermine en la matière les règles plus précises.

Art. 8. Dans les limites des crédits budgétaires, le Gouvernement flamand, prend sur avis de la commission, mentionnée dans l'article 3, toutes initiatives qui sont utiles et nécessaires pour améliorer l’usage du langage gestuel flamand dans les différentes matières qui ressortent de sa compétence.

Le Gouvernement flamand établira un rapport biennal auprès du  parlement flamand au sujet de l'avancement des travaux de la commission. Le premier rapport biennal sera déposé auprès du parlement flamand dans les deux ans après la nomination des membres de la commission.

 Proclamons ce décret, ordonnons qu'il sera paru dans le Moniteur Belge.

Bruxelles, 5 mai 2006.

le Ministre-Président du Gouvernement flamand,

Y. LETERME le ministre flamand de la culture, de la jeunesse, du sport et Bruxelles, B. ANCIAUX _______ les notes (1) la séance 2005-2006. pièces. - Proposition de décret : 729, n 1. - Rapport : 729, n 2. - Texte adoptif par la réunion plénière : 729, n 3 actes. - La conférence et adoption : La réunion du 26 avril 2006. le début Publication : 2006-07-17.

Que pensez-vous ?

17:03 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

14/08/2007

Pas encore le nouveau gouvernement !!

Qui défend le mieux

Ajoutons également que les observateurs Flamands et Francophones ont jugé que les Ministres PS avaient été les meilleurs du Gouvernement. Aucun parti n'est parfait, mais le PS tient ses engagements et se bat sérieusement pour les gens !
Voilà, j'espère que vous avez compris...

23:18 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Francofolies de Spa 2007

Un festival vraiment accessible !

Témoignages de Fabienne Van Bol (Bruxelles) et Olivier Deville (Ernage).
Personnes sourdes - Août 2007

Fabienne et Olivier, 2 personnes sourdes, ont participé aux Francofolies. Grâce à la traduction gestuelle des chansons, ils ont profité pleinement des concerts de divers artistes. Expériences à renouveler...

" C'était la première fois que j'ai été voir les concerts avec l'interprète. Je suis très contente de pouvoir comprendre les dites d'un chanteur grâce à un interprète. Et avec la musique, je me permets de sentir bien avec vibrations comme un plaisir et un interprète en plus. C'est génial! Enfin, je me permets d'être entourée avec les entendants et les sourds.
Je pense que ce serait bien de continuer les festivals comme les Francofolies avec l'interprète, car ça vaut la peine pour les personnes sourdes.
"

" Les personnes sourdes et malentendantes ont participé aux concerts de Francofolies traduits en langage gestuelle pour la deuxième fois depuis l'année dernière. Pour l'accès, nous n'avons rencontré aucune difficulté et trouvé la satisfaction. Les interprètes étaient visibles, malgré la foule. "

Le site : http://www.gamah.be/fr/coup_plume_franco_2007.html.

17:03 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/08/2007

Pétition Parlement Européen.

Comme vous le savez sans doute, il existe au sein du Parlement Européen un usage bien ancré qui fait qu'une fois par mois, le parlement Européen, au grand complet, déménage pour quelques jours à Strasbourg avec tous ses collaborateurs et un inventaire de bureaux presque complet. La seule raison en est la volonté de la France qu'il en soit ainsi. Cependant, 99%  de la facture (environ 200 millions d'euros par an) est payée par les autres pays membres.
Aujourd'hui, un certain nombre de parlementaires, de différents partis et de différentes nations, ont entamé une action pour stopper ce gaspillage ridicule de capitaux. Pour cela, ils ont besoin d'un million de signatures afin de pouvoir faire inscrire le sujet à l'agenda de la Commission Européenne. En moins de deux jours, un peu moins de 25.000 signatures ont déjà été récoltées, mais il en faut un million.
Actuellement le compteur  en est à 561.837 signatures (actuellement dépassé) et il continue de tourner. Aidez-le à  atteindre le million. Alors, allez surfer sur:  oneseat.eu (http://www.oneseat.eu) et signez la pétition afin de faire cesser ce  gaspillage absurde !
  
PS : Après avoir signé la pétition, parcourez donc votre carnet d'adresse et faites suivre ce mail à tous les gens censés qui veulent faire cesser cet usage risible.  

19:30 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/08/2007

Langue et communication.

Pourquoi tous les enfants devraient pouvoir signer ?


par Steve Kokette (Traduction de Muriel Brancart)

"J'aurais aimé apprendre la Langues des Signes étant enfant car cela aurait certainement été plus facile de l'apprendre maintenant que je dois la connaître. "

Cette phrase semble sortie tout droit de la bouche d'un adulte devenu sourd, mais il n'en n'est rien. Cette phrase fut prononcée par une femme entendante d'une quarantaine d'années qui vient d'apprendre récemment le diagnostic de surdité de son neveu.
Elle a dit cela en 1993 ou 1994, et depuis lors, j'ai la chance de parler avec un grand nombre d'adulte qui ont, pour une raison ou une autre, pensé qu'ils auraient du apprendre les Signes. Bien que nombre d'entre eux soient devenus sourd avec l'âge, il semble plus normal aux adultes de vouloir apprendre les Signes parce qu'ils connaissent une personne sourde, un nombre croissant d'entre eux qui désirent les apprendre sont des parents entendants qui pensent que les Signes avantagent les enfants entendants.
On dit qu'une fois que vous avez appris à rouler à bicyclette, vous pourrez toujours rouler à bicyclette. Pourrait-il en être de même avec la Signes ?
De nombreux adultes qui apprennent les Signes pensent qu'il leur aurait été plus facile de les réapprendre s'ils les avaient appris étant petits. Cependant nous ne savons absolument pas combien se serait plus facile puisque la culture entendante n'a jamais ressenti l'importance des Signes au point de les apprendre à leurs enfants vers 3 ou 4 ans, de préférence, puisque les scientifiques estiment que c'est l'âge le mieux approprié pour apprendre la langue.
Cela pourrait donc changer.
Plus des recherches sont menées sur les Signes et ses bénéfices pour les enfants entendants, plus les gens réalisent combien les enfants aiment les Signes, et développent l'enseignement des Gestes comme un nouveau média, plus approprié (vidéo, software informatique) ; un nombre croissant de personnes pensent que tous les enfants devraient apprendre les Signes. Et les raisons qui les poussent à penser cela dépassent le fait que les Signes s'apprennent plus rapidement que par la suite, au cours de la vie, quand le besoin s'en fait sentir.

En fait, il y a tellement de raisons valables pour que les enfants non-sourds apprennent les Signes qu'une certaine Marilyn Daniels, professeur dans l'etat de Penn, écrit un livre préconisant à tous les enfants d'apprendre à signer. Son livre sera intitulé Dancing With Words : Signing for Children's Literacy (Danse Avec Les Mots : Signes pour Littérature Enfantine)
Apprendre les langue des Signes - au contraire de toute langue orale - fait appel aux deux lobes cérébraux. Lorsqu'on apprend une langue orale, l'information est captée, traitée et emmagasinée dans une des zones du côté gauche du cerveau. Capter une information visuelle d'un Signe se fait du côté droit du cerveau mais son traitement et son classement ont lieu du côté gauche. Se pourrait-il qu'un utilisant plus de matière cérébrale que ne le font les langues orales, la langues des Signes développe davantage le cerveau ? Docteur Daniels signale que les Signes utilisent les yeux et les mains, tandis que la parole occupe les oreilles et la bouche, et dès lors que les enfants usant des deux langages utilisent davantage leur cerveau.
La recherche fait naître l'idée que d'apprendre deux langues à la fois rend plus aisé l'apprentissage de chacune plutôt que de compliquer les choses. Et parce que les enfants passent par des phases où ils adorent la mimique physique, les Signes peuvent devenir une méthode pour apprendre aux enfants.

Dans la plupart des Etats, la majorité des enfants sourds n'est plus envoyée à l'école d'état pour sourds mais sont intégrés dans les écoles publiques et certaines écoles attirent de nombreux élèves sourds. Dans ces écoles-aimants, les étudiants entendant sont encouragés à apprendre à Signer.
L'école élémentaire de Chicago Kinzie est probablement l'école la mieux intégrée du pays regroupant des étudiant entendants et sourds ; il y a plus de 100 enfants sourds au sein de l'école, cela à comme conséquence que de nombreux enfants entendants signent avec aisance.
La principale de Kinzie, Géraldine Brooks, fut mentionnée dans un article du Chicago Tribune disant : " Il n'y a rien que nous puissions prouver…Mais ils ont appris une autre langue. Ils disposent d'un autre moyen d'apprentissage et de communication. ". Le même article cite la principale Cynthia Bowen de l'Ecole élémentaire de Baltimore's Berkshire, où elle dit du Signe "ce n'est définitivement plus un artifice ".
Certains éducateurs du 19ème siècle ont remarqué que les frères et sourds d'enfants sourds étaient mieux préparés à l'art des langues - lecture, écriture, vocabulaire, dramaturgie - quand ils commencent l'école. Thomas Gallaudet, un des fondateurs de l'université Gallaudet - l'inique université au monde pour sourds - a conseillé d'apprendre les Signes aux enfants entendants afin de tester leurs dons des langues. Laura Feldzer, un professeur de Los Angeles qui utilise les Signes avec des enfants entendants, écrit dans un article paru sur Internet : " En 1852, David Bartlett a étudié des enfants sourds avec leurs frères et sœurs au sein d'une école familiale. Il en a retiré que le fait de signer et de jouer avec les doigts a non seulement aidé à l'apprentissage des enfants sourds mais aussi à celui de leurs semblables entendants ".
Et les professeurs qui peuvent parler et signer ce qu'ils disent en même temps déclarent que cela aide à gérer la classe ; les enfants entendants sont fascinés par les Signes et prêtent une plus grande attention au professeur ce qui limite la rêverie et le comportement perturbateur, en plus du fait d'apprendre aux étudiants une plus grande quantité de choses.
La recherche démontre que les bénéfices des Signes pour les enfants entendants ne sont plus un artifice. Une recherche plus surprenante encore à démontré que les Signes améliorent la lecture, les dons mathématiques et prouvent les bénéfices d'une combinaison Signes et chant.

De nombreuses recherches à propos des Signes améliorant la lecture ont été menées dans le Maryland, vu la proximité de l'Université Gallaudet et de certains de leurs professeurs. Tant de recherches ont été faites qu'il est difficile de remettre en question la capacité des Signes à améliorer la lecture, bien qu'on ne soit pas sûr à 100% que les Signes soient si efficaces. Quoiqu'il en soit, la raison la plus probable quant à l'amélioration de la lecture est peut-être parce que les Signes enrichissent le vocabulaire. Quand les enfants apprennent un mot parlé en conjonction avec son signe, ils sont plus aptes à se rappeler de la signification du mot parlé.

La recherche prouve que les Signes améliorent l'apprentissage des maths également. Stokoe à étudié des étudiants sourds à Gallaudet et déclare que les Signes sont peut être la raison de leurs compétences accrue en math en comparaison à leurs pairs entendants dans d'autres universités.
Mais une étude faite à Middlesbrough, en Angleterre, appelée Signes dans l'enseignement a surpris les chercheurs quand les résultats ont montrés que les Signes amélioraient la compréhension des maths chez les étudiants entendants. Tous les étudiants prenant part à cette étude furent formés à la BSL (Langue des Signes Britannique), et ensuite aux mathématiques entièrement en BSL, sans user d'aucun langage parlé. Cette classe a atteint un score étonnamment élevé en maths par rapport aux étudiants apprenant les maths de manière traditionnelle c'est à dire de manière vocale seulement.

Pas moins de 3 études américaines ont démontré que la combinaison Signes et Chant aide à développer le vocabulaire. Les deux premières ont été réalisées avec des enfants "normaux " de premier niveau et des enfants autistes. La dernière s'est attachée à des maternelles de second niveau apprenant l'anglais comme seconde langue : les participants furent placés dans un des 4 groupes différents pour apprendre en texte : texte chanté avec des signes, texte parlé avec des signes, texte chanté et texte parlé seulement. Les deux groupes ayant appris le plus de vocabulaire utilisaient les Signes, et le groupe ayant appris le plus combinait les Signes et le Chant.

Ce ne sont pas les seuls bénéfices pour les enfants non-sourds retirés de la recherche, il y a également d'autres bénéficient manifestes qui n'ont pas besoin d'être testés.
L'apprentissage des Signes donne aux gens l'opportunité de se lier d'amitié avec les personnes sourdes ce qui constitue un enrichissement dans leurs vies. Ou peut-être cela enrichit-il juste le moment. Comme une fille apprenant les Signes disait des élèves sourds intégrés dans sa classe "nous avons besoin d'eux pour jouer au football ".

Les signes peuvent également constituer un avantage certain en cas d'urgence ou toutes situations pratiques où l communication vocale est inutile. Il y a 20 ans, lorsque plusieurs Américains ont été pris en otage dans l'ambassade américaine en Iran, un des otages communiquait avec les Américains en dehors de l'ambassade en signant à la fenêtre. Ils sont également utilisés en plongée sous-marine. Il est aussi agréable de pouvoir signer dans tous les moments ou il y a trop de bruits environnants.

Mais si la chose la plus impressionnante montrée par la recherche est que les Signes aident tous les enfants - et pas seulement les enfants " normaux " entendants mais bien les enfants atteints par d'autres handicaps que la surdité. Certains enfants, spécialement ceux atteints du Syndrome de Dows, d'autres types de retard mental, d'autisme, de troubles du langage, mais également des enfants entendants " normaux " sont peu disposés à communiquer par la voix et refusent de le faire même s'ils sont capables physiquement de le faire. Les Signes ont souvent été utilisés avec ces enfants comme une passerelle pour leur apprendre à communiquer vocalement. Après l'apprentissage des Signes et du comment communiquer, ils sont plus volontairement pour apprendre le langage parlé.

Donc une question évidente se pose : si les signes avantagent les enfants entendants " normaux " même s'ils ne les utilisent jamais avec un sourd et si les Signes aident aussi les enfants présentant des handicaps autres que la surdité tout comme ils sont utiles aux enfants sourds, ne devrions-nous pas pousser tous les enfants à signer ?


La langue des signes sort du silence
Au début de l’année 2007, la communauté et la culture sourdes françaises se voient mis à l’honneur par deux événements médiatiques : tout d’abord, en décembre 2006, par l’élection de Miss France 2007 qui a vu une jeune fille sourde, Sophie Vouzelaud, être élue Première Dauphine de Miss France. D’autre part, le 16 janvier 2007 est inauguré à Paris le Centre International d’art et de Culture des Sourds, avec la reprise par la troupe d’Emmanuelle Laborit, l’International Visual Theatre, de la pièce de Shakespeare K. Lear. Cette inauguration marque également les 30 ans d’existence de cette compagnie, fondée en 1976 par l’artiste américain Alfredo Corrado au château de Vincennes. L’IVT œuvre à la fois pour la création et l’expression artistique, mais également pour la diffusion de la langue des signes à travers des cours de découverte et de formation à la LSF et l’édition de documents en LSF. Cette renaissance médiatique nous conduit à nous interroger sur le chemin qu’a parcouru cette langue depuis sa création au XVIIIème siècle par l’abbé de l’Epée.


 L'essentiel pour comprendre :

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Bonjour en LSF

Pour commencer, précisons que contrairement à une croyance assez répandue, la langue des signes n’est pas universelle. Il existe une langue des signes française (LSF), une langue des signes américaine (ASL), une langue des signes britanniques (BSL), etc ... Vous pourrez trouver de plus amples informations en cliquant ici. Mais il est vrai que les sourds qui arrivent dans un pays étranger sont capables de communiquer sans problèmes avec leurs homologues au bout de quelques jours, ce qui est loin d’être le cas pour les entendants !
La langue des signes française est officiellement inventée par l’abbé de l’Epée dans les années 1760. En réalité, l’abbé de l’Epée reprend un langage qui existe déjà depuis longtemps (on en trouve trace dès le Moyen Age), mais en lui adjoignant une série de signes calqués sur le français parlé, appelés « signes méthodiques », qui ne sont plus du tout utilisés, ainsi qu’un alphabet manuel, la dactylologie, encore utilisé aujourd’hui pour épeler des noms de lieu ou de personne, par exemple.
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L’important est que l’abbé de l’Epée utilisa la langue des signes pour enseigner à ses jeunes élèves sourds toutes les matières, y compris le français écrit. Il organisa des séances publiques qui eurent beaucoup de succès, notamment à la cour. Son œuvre fut continuée par l’abbé Sicard. Des écoles pour les sourds sont fondées à Paris et un peu partout en France au cours des XVIII° et XIX° siècles.
Mais cette période d’expansion pour la langue des signes et de reconnaissance d’un moyen de communication pour les sourds prendra brutalement fin en 1880, suite au congrès international pour l’amélioration du sort des sourds et muets de Milan, composé uniquement d’entendants, où il est décidé de l’éradication de la langue des signes dans les établissements d’enseignements pour les sourds et muets. C’est donc l’oralisme qui triomphe, l’oralisme qui dénonce la « bestialité » de la langue des signes et proclame l’obligation pour les sourds d’apprendre à parler. Cette théorie, qui peut nous apparaître absurdement dépassée, est tout de même restée en vigueur en France jusqu’en 1991, où le bilinguisme LSF-français est finalement accepté dans les écoles. Et ce n’est qu’en 2005 que la LSF est reconnue comme langue officielle en France.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter
l’article de Wikipédia consacré à la langue des signes, découvrir le site Languedessignes.com, qui propose une découverte de cette langue et de ses spécificités, ou encore lire l’excellent essai d’Yves Delaporte,  La question sourde.

 


 D'autres perspectives :

-  La LSF et les médias :
Aux cours des années 1990, le grand public a redécouvert la langue des signes à travers quelques événements médiatiques qui ont marqué l’actualité :
En 1993, Emmanuelle Laborit reçoit le Molière de la révélation théâtrale de l’année, pour son interprétation de Sarah dans la pièce  Les enfants du silence, de Mark Medoff. L’année suivante elle écrit un livre,  Le cri de la mouette, qui sera traduit en 9 langues.

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Le pays des sourds

En 1993 sort également le film documentaire de Nicolas Philibert :  Le Pays des sourds.
Voir, entendre, goûter, sentir, toucher ... Nos 5 sens. Mais pour ceux qui n’en ont que 4 ? Ceux qui peuvent voir, goûter, sentir, toucher ... mais pas entendre ? A quoi ressemble leur monde, notre monde ? Nicolas Philibert nous entraîne dans un périple humain à la découverte du monde du silence, du monde des signes, du monde des sourds. Et nous oblige à ouvrir grands les yeux, pour entendre grâce à eux ce que les sourds nous racontent des deux mains.

En 1992, La Marche du Siècle avait consacré un numéro spécial de deux heures aux sourds, avec un public composé de sourds et des invités sourds et entendants, une première dans l’univers télévisuel. Depuis 1979, existait une émission hebdomadaire de 5 minutes « Mes mains ont la parole » présentée par Marie-Thérèse Abbou, qui racontait en LSF des contes comme Le petit Chaperon rouge ou Boucle d’Or. A partir de 1994, on assiste à la naissance sur la Cinquième de l’émission hebdomadaire
« L’œil et la main » destinée aux sourds et animée par deux présentateurs sourds, Daniel Abbou et Sabine Zerdoum.

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L’Oeil et la Main



La culture sourde reste encore à ce jour largement méconnue du grand public, on ne nous montre que rarement des acteurs sourds à la télévision ou au cinéma, et quasiment jamais leurs productions artistiques spécifiques, comme la production de poèmes visuels, par exemple. Et il en est de même pour leur histoire, surtout celle du XXème siècle et de sa si lente acceptation de la langue des signes. Pourtant, depuis la fin du XXème siècle, certains sourds ont décidé de livrer leur histoire au grand public, afin de lui ouvrir les yeux sur cette réalité si proche de nous et pourtant si mal connue.

 

-  Quand les sourds prennent la parole :

Deux témoignages biographiques jettent un éclairage passionnant sur cette période :

 Moi, Armand, né sourd et muet ..., Armand Pelletier, ed. Pocket :

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Moi, Armand, né sourd et muet

Ce récit d’Armand Pelletier, écrit en collaboration avec l’ethnolinguiste Yves Delaporte, et suivi d’un essai du dernier sur la langue des signes intitulé « La question sourde », est un livre absolument bouleversant dans le sens où il nous fait découvrir ce qu’était la vie d’un sourd dans notre France moderne de la seconde moitié du XXème siècle. On peut noter que le sous-titre de cet ouvrage est éloquent :« Au nom de la science, la langue des signes sacrifiée ». Pour lire une critique de cet ouvrage, cliquez ici.

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Le cri de la mouette

 Le cri de la mouette, Emmanuelle Laborit, Pocket :
Jusqu’à l’âge de 7 ans, Emmanuelle ne sait communiquer avec son entourage que de façon sporadique, avec les mots qu’elle apprend inlassablement à vocaliser lors de ses séances d’orthophonie. Il lui arrive de pousser des cris discordants, stridents, des cris d’oiseau de mer, d’où son surnom de Mouette. Lorsqu’elle a 7 ans, ses parents entendent parler pour la première fois du travail en France de deux américains, qui viennent de fonder à Vincennes une école de langue des signes couplée à un théâtre, l’International Visual Theatre, et décident d’y emmener leur fille. Et pour la jeune Emmanuelle, c’est une véritable révélation, et l’apprentissage de la langue des signes va lui permettre de révéler sa vraie nature, de jeune fille volontaire, curieuse, bavarde, assoiffée de connaissances et de communication. C’est son parcours que nous raconte cette jeune femme rayonnante, un parcours qui n’a pas été toujours rose, ni toujours noir, et qui a éclaté au grand jour en 1993 lorsqu’elle a reçu le Molière de la Révélation féminine de l’année.

 

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Un peu plus ancien, mais tout aussi passionnant, l’histoire d’Helen Keller, une américaine devenue sourde, muette et aveugle à l’âge de 18 mois, a suscité l’admiration du monde entier par son courage et sa détermination à apprendre à communiquer avec le monde, à suivre des études supérieures et à s’investir totalement dans la société. Vous pouvez lire  Sourde, muette, aveugle, histoire de ma vie, d’Helen Keller, chez Payot, ou bien sa biographie romancée par Lorena A . Hickok intitulée  L’Histoire d’Helen Keller, chez Pocket Junior.

Enfin, puisque le monde du silence est avant tout celui de l’image, voici un album qui est une oeuvre collective de plusieurs dessinateurs et scénaristes de bandes dessinées :

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Paroles de sourds

 Paroles de sourds, recueil préfacé et présenté par Bénédicte Gourdon, Delcourt :
« Les récits que vous allez lire parlent des sourds, du monde dans lequel ils vivent - qui est le même que le nôtre - et de la façon dont ils le perçoivent. Ils décrivent simplement leurs conditions et leurs parcours. Quand les sourds parlent d’eux-mêmes, leur discours est souvent teinté de honte et de colère, mais il est impossible de ne pas y percevoir aussi de la passion et du courage. [...] D’autres témoignages composent ce recueil. Ils émanent de personnes entendantes, proches des sourds (interprète, enfant entendant de parents sourds, etc.) et mettent en évidence les difficultés à être, être simplement sourd dans un monde d’entendants. » Extrait de la préface de Bénédicte Gourdon


-  La LSF et les enfants :

La surdité peut survenir à tous les âges de la vie, suite à un accident ou à une maladie, mais peut également être de naissance, et la découverte de ce handicap, surtout au sein d’une famille d’entendants, amène de nouveaux besoins au sein de la famille, et nécessite souvent une autre organisation de la vie de l’enfant, notamment au niveau scolaire.

Illust : Signe avec moi, 56.5 ko, 500x500

Signe avec moi

 Signe avec moi, Nathanaëlle Bouhier-Charles, Monica Companys, ed. Monica Companys :
Pour les enfants sourds, la langue des signes est le seul moyen d’expression. Mais pour tous les autres, c’est aussi une possibilité formidable d’apprendre un nouveau mode de communication, et de s’y mettre très tôt ! Dans leur livre Signe avec moi Nathanaëlle Bouhier-Charles et Monica Companys nous montrent comment les enfants pré-verbaux (avant 18 mois) ont déjà la capacité musculaire et motrice de signer, et comment on peut apprende à communiquer avec eux à l’aide de quelques signes simples. Cette méthode, qui arrive des Etats-Unis, où les sourds et la langue des signes sont bien plus intégrés à la société qu’en France, peut également être utilisée par des parents entendants d’enfants sourds, par exemple.

Illust : La scolarité d’u, 18.4 ko, 500x500

La scolarité d’un enfant sourd

 La scolarité d’un enfant sourd, Martine Beaussant, ed. L’Harmattan :
L’auteure de ce court essai est sourde, et elle a consacré une partie de ses recherches universitaires à la scolarisation des enfants sourds. Ce livre, destiné au grand public, expose quelques réflexions sur la scolarité des petits sourds : comment un enfant sourd peut-il avoir accès au savoir, alors qu’il n’entend pas les paroles de son instituteur ? Quel type de scolarité envisager pour lui ?

 


22:53 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

07/08/2007

La marche, le samedi 29 septembre 2007.

Français/French :

SAMEDI 29 SEPTEMBRE,
DE 14h A 16h POUR LA MARCHE

Bonjour à tous, regardez sur le site :
http://mainsparis.skyrock.com
Il y a un vidéo qui dure 33 minutes, qui explique pour le souhait de mobilisation tous ensemble.

ARTICLE DE FMS/WFD :

Semaine Internationale des Sourds
Date : 24 au 30 septembre 2007
Journée International des Sourds
Date : 30 septembre 2007 Le 1er congrès du monde du WFD a eu lieu en septembre 1951, et le choix de septembre pour célébrer la semaine et le jour internationaux du sourd est une commémoration de cet événement historique. Le but de la semaine internationale du sourd est de dessiner l'attention des politiciens, des autorités et du grand public aux accomplissements des personnes sourdes et aux soucis de la communauté sourde. Pendant cette semaine, des organismes des personnes sourdes dans le monde entier sont encouragés à effectuer des campagnes de l'information au sujet de leur travail, et à donner de la publicité à leurs demandes et demandes. Cette semaine augmente également la solidarité parmi les personnes sourdes et leurs défenseurs, et est employée à mesure qu'un temps pour stimuler de plus grands efforts de favoriser les droites des personnes sourdes dans le monde entier.
http://www.wfdeaf.org/calendar.aspx



English/Anglais :

SATURDAY SEPTEMBER THE 29th,
2PM TO 4PM FOR THE MOVEMENT


Hello with all, look on the site:
http://mainsparis.skyrock.com 
There is a video which lasts 33 minutes, which explains for the wish of mobilization all together!

Please, diffuse the video to the entire world... Thanks !

ARTICLE DE WFD/FMS :

International Week of the Deaf
Date: 24 - 30 September 2007
International Day of the Deaf
Date: 30 September 2007
The 1st World Congress of the WFD took place in September 1951, and the choice of September to celebrate the International Week and Day of the Deaf is a commemoration of this historical event.The purpose of International Week of the Deaf is to draw the attention of politicians, authorities and the general public to the achievements of Deaf people and the concerns of the Deaf community. During this week, organisations of Deaf people worldwide are encouraged to carry out information campaigns about their work, and to publicise their demands and requests. This week also increases solidarity among Deaf people and their supporters, and is used as a time to stimulate greater efforts to promote the rights of Deaf people throughout the world.
http://www.wfdeaf.org/calendar.aspx

17:52 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

04/08/2007

Le handicap.

source - http://www.amnestyinternational.be/doc/article.php3?id_article=6184 -



II.7.1. Le handicap :

3 novembre 2005

Déficience : maladie ou accident qui provoque une altération fonctionnelle du corps.
Désavantage : préjudices supportés par l’individu du fait des déficiences et incapacités
Handiphobie : phobie (peur) de l’handicap, phobie de ce qui n’est pas contrôlé et qui empêche d’appréhender le handicap avec sérénité.
Incapacité : manifestation des conséquences des déficiences
Le mot : « handicap » vient de l’expression anglaise « hand in the cap », ce qui signifie « la main dans la casquette ». Il s’agissait d’un jeu de hasard, les joueurs disposaient leurs paris dans un chapeau. L’expression s’est par la suite transformée en mot et elle est appliquée au domaine sportif au XVIIIe siècle. Les concurrents se voyaient imposer un désavantage ou « handicap sportif » afin d’équilibrer les probabilités de victoire.141
A l’heure actuelle, derrière le mot handicap, on trouve différentes formes de déficiences. Et c’est pourquoi, on peut répertorier les handicaps de la façon suivante :
Handicaps physiques :
Handicaps sensoriels
Handicaps moteurs
Maladies chroniques : épilepsie par exemple
Handicaps mentaux :
Déficiences mentales et intellectuelles
Autisme
Le regard que porte la société sur les personnes handicapées est empreint de préjugés. Dans une société normalisée, l’handicap est vu comme un désavantage, comme « une vie qui ne vaut pas la peine d’être vécue ».
Dans un tel contexte, il est difficile pour les personnes handicapées de faire valoir leurs droits, parfois même les plus élémentaires.
témoignage
Alexandre Jollien est ce qu’on nomme dans le jargon médical un « IMC », un infirme moteur cérébral. C’est-à-dire qu’il apparaît comme différent, il s’exprime avec difficulté et avec beaucoup de tics. Pour beaucoup, il apparaît comme un « débile ». Pourtant, à force de volonté et de lutte contre le regard des autres, il est devenu philosophe et conférencier.
« Il y eut un cordon ombilical mal positionné et je suis né, handicapé. La vie s’est annoncée sous le signe d’un combat pour l’existence, d’une lutte contre la mort. Placé très vite dans un centre spécialisé, le petit être, secondé par une armée de thérapeutes, s’est employé à gommer le handicap, à effacer la tare pour tenter de devenir comme les autres, pour rentrer fièrement dans la norme. Les efforts se multiplièrent. En vain. La mission demeurait à jamais impossible. Je ne suis pas né normal, je ne le suis pas devenu. Devant l’impuissance et la douleur, une phrase a retenti, s’est faite insistante, pour s’imposer enfin avec force. « Connais-toi toi-même ! « Dès lors l’infirmité a perdu de son poids sans pourtant que le combat cesse. La lutte s’est poursuivie et a envahi bientôt le terrain tortueux de l’esprit. Avec gourmandise, je me suis jeté sur les Platon, les Pascal, les Nietzsche avec, pour seule clé de lecture, celle-ci : ne retenir que ce qui est utile à la vie, ce qui élève ».
Recherche - Débat
Posez la question autour de vous : les handicapés peuvent-ils apporter quelque chose à la société ?
Pour alimenter votre réflexion, trouvez des articles ou des documentaires sur Alexandre Jollien.
« Le regard que l’on porte sur quelqu’un de différent le rend souvent encore plus différent. » Que pensez-vous de cette phrase ?
Pour plus d’info :
www.alexandre-jollien.ch/.
Les handicapés doivent-ils être mis de côté ? Quelques exemples...

 

En Belgique

  • Selon Ghislain Magerotte, professeur à l’Université de Mons-Hainaut, le système belge de l’enseignement spécialisé pour enfants handicapés les prive de tout contact avec d’autres enfants. Cette « ségrégation » va très loin, jusque dans le transport par bus spéciaux. « Alors que les textes officiels évoquent très souvent le respect de la différence et un enseignement différencié, le handicap paraît à certains une différence tellement insurmontable qu’elle conduit à une école qui exclut ces enfants différents.
    (...) Pourquoi ne pas favoriser les écoles « ordinaires » travaillant avec le soutien de l’enseignement spécialisé, dans le cadre de ce que l’on appelle les écoles à discrimination positive ? ». L’auteur est persuadé qu’un système d’école mixte qui accueille en son sein des enfants handicapés serait profitable à tous, aussi bien aux enfants handicapés qui ne seront plus stigmatisés, mais aussi aux enfants sans handicap qui pourront s’enrichir de la différence et devenir des adultes plus ouverts à toutes les différences.142
    Débat
    Seriez-vous prêts à accueillir dans votre classe un enfant handicapé ?
    Pourriez-vous envisager que des élèves « parrainent » ces enfants afin de mieux les intégrer ? Pensez aux difficultés et aux avantages qu’une telle expérience vous apporterait.
    Monsieur Y a vingt ans et est infirme moteur cérébral. Il se rend dans une piscine de sa commune. Une fois dans l’eau, Monsieur Y semble en difficulté. Cependant, il ne l’est pas du tout. Son « style » un peu particulier est simplement dû à son handicap. Quoiqu’il en soit, malgré les explications de Monsieur Y, le maître-nageur exige qu’il sorte de l’eau et lui interdit à l’avenir l’accès de la piscine sans accompagnement. Après avoir été alerté par Monsieur Y, le CECLR (Centre pour l’égalité des chances et de lutte contre le racisme) a contacté la direction de la piscine qui, par la suite, a présenté ses excuses et offert un abonnement au nageur infortuné.
    En Russie, par exemple, 29 000 enfants handicapés mentaux sont répartis dans des internats et passent leurs journées à tourner en rond, la plupart du temps sans soins médicaux ni occupations adaptées à leur âge. Souvent leurs parents ont signé un document dans lequel ils abandonnent leurs droits parentaux. Considérés dès 4 ans comme des enfants « inaptes à être éduqués » par les médecins ou éducateurs, ils sont délaissés et personne n’encourage leur développement.
    Pourtant, c’est justement le rôle du corps médical que de soutenir les personnes souffrant d’une déficience. Ni les parents ni l’enfant ou personne handicapée ne doivent se sentir abandonnés.
    Il est nécessaire de stimuler la personne, lui permettre de jouir du maximum d’autonomie possible par le biais de jeu, d’apprentissage, de rééducation. Le fait de délaisser les personnes handicapées quel que soit leur handicap représente une discrimination.
    C’est parce que la société ne voit en elles que des personnes « anormales » ne possédant pas les mêmes capacités que les autres personnes en âge d’être actives que l’on nie leur droit à la dignité. De plus dans certains pays comme l’Inde, par exemple, la pauvreté et l’absence d’aide sociale font des personnes handicapées des proies faciles pour l’exclusion.
    La Convention internationale relative aux droits de l’enfant de 1989 (CIDE), proclame notamment à l’article 23, que : « Les États parties reconnaissent que les enfants mentalement ou physiquement handicapés doivent mener une vie pleine et décente, dans des conditions qui garantissent leur dignité, favorisent leur autonomie et facilitent leur participation active à la vie de la collectivité. »143
    En Bulgarie
    « Cet endroit n’est pas fait pour des êtres humains. Il faudrait le fermer. Ici, les gens meurent. »
    R. H., pensionnaire d’un foyer pour adultes à Dragash Voyvoda
    « Le système consistait simplement à surveiller et à caser les gens. Les pensionnaires, qui avaient manifestement été abandonnés par la société, n’avaient plus rien à faire ni à espérer. Ils étaient parqués ensemble [...] sans le moindre but pour occuper leurs journées. »
    Mary Myers, psychiatre qui a visité en Bulgarie des foyers pour personnes souffrant d’un handicap mental, en tant que représentante d’Amnesty International.144
    L’impact des déficiences sur la personne handicapée dépend principalement de deux facteurs :
    le facteur environnemental c’est-à-dire du monde dans lequel évolue la personne.
    le facteur personnel c’est-à-dire la personnalité de l’individu et l’estime de soi. Comment la personne ressent son handicap, jusqu’à quel point elle se sent différente, exclue, diminuée.
    Ainsi on comprend mieux l’importance du contexte sur l’intégration de la personne handicapée. En effet, les mots que l’on utilise pour décrire le handicap tel que « arriéré », « idiot », « inadapté » etc. sont révélateurs du regard porté sur la différence.145
    Ces termes à connotations négatives dévalorisent et stigmatisent. Ils sont donc discriminatoires.
    Dans ses déclarations des droits du déficient mental (1971) et des personnes handicapées (1975), l’Assemblée générale de Lyon pose que la personne handicapée « a essentiellement droit au respect de sa dignité humaine ».146
    Conte : L’outre fissurée
    Un porteur d’eau indien avait deux grandes outres en terre cuite, chacune pendue au bout d’une perche qu’il portait en équilibre sur sa nuque. L’un des pots était fissuré et tandis que l’autre, en parfait état, fournissait une portion complète d’eau après une longue marche depuis la source jusqu’à la maison du maître, le pot fissuré arrivait à destination seulement à moitié plein.
    Pendant deux années complètes, cela se passe ainsi : le porteur d’eau n’arrivant à amener à la maison de son maître qu’une portion et demie d’eau.
    Evidemment, le bon pot était fier de l’accomplissement parfait de la tâche pour laquelle il avait été conçu. Par contre l’outre fissurée était honteuse de son imperfection et malheureuse de ne pouvoir satisfaire qu’à la moitié de son ouvrage.
    Après deux ans de ce qu’elle considérait comme une fêlure de plus en plus douloureuse, l’outre parla un jour au porteur d’eau, près de la source.
    « J’ai honte de moi et je veux te présenter des excuses ».
    « Pourquoi », demanda le porteur d’eau, « De quoi es-tu honteuse ? »
    « Depuis deux ans, je ne suis capable que de fournir la moitié de mon contenu parce que cette fissure sur mon côté laisse s’échapper l’eau tout au long du chemin jusque la maison de ton maître. A cause de mon incapacité, tu dois te donner toute cette peine en plus et tu n’obtiens pas la juste récompense de tes efforts ».
    Le porteur d’eau se sentit désolé pour le pauvre vieux pot craquelé et, dans sa compassion, il lui dit, « Quand nous remonterons vers la maison du maître, je voudrais que tu t’attardes à contempler toutes les jolies fleurs le long du sentier ».
    En fait, tandis qu’il grimpait la colline, le vieux pot craquelé se rendit une fois de plus compte qu’il gaspillait la moitié de son chargement et il s’excusa encore auprès du porteur d’eau pour cet échec.
    Le porteur d’eau dit au pot,
    « As-tu remarqué qu’il n’y avait des fleurs que d’un seul côté du sentier, le tien, et non sur le côté de l’autre pot ? C’est parce que depuis toujours je connais ta craquelure et j’en ai tiré le meilleur. J’ai semé des graines de fleurs sur ton côté du sentier et, chaque fois que nous remontions de la source, tu les as arrosées. Depuis deux ans, il m’a été possible de cueillir quelques fleurs et d’en faire de jolis bouquets pour décorer la maison du maître. Sans toi, simplement tel que tu es, il n’aurait pas connu cette beauté dans sa maison ».
    Intégration des personnes handicapées ?
    La discrimination envers les personnes handicapées revêt différentes formes. Ainsi, on remarque que les personnes handicapées physiques ne font pas toujours face aux mêmes discriminations que les personnes souffrant d’une déficience mentale, par exemple.
    Comme nous l’avons vu précédemment, la sémantique est très importante. Les insultes handiphobes tel qu’ « imbécile léger » sont directement dirigées à l’encontre des personnes atteintes de maladies mentales. Néanmoins, on retrouve aussi un langage discriminatoire envers les personnes handicapées physique : « la boiteuse » ou encore « les étudiant(e)s handicapé(e)s profitent de leur déficience pour se la couler douce ».
    Les personnes handicapées n’échappent pas non plus au harcèlement moral au travail, en voici un exemple :
    Belgique : Jean, 32 ans, jeune psychologue, est arrivé dans un bureau d’aide social composé d’une dizaine de travailleurs, éducateurs, assistants sociaux et psychologues.
    « Quelques semaines après mon arrivée, on a commencé à me dire du mal du travail effectué par l’assistante sociale. Ses rapports, me disait-on, étaient mal rédigés, le suivi des personnes reçues était nul. Je me ralliais naturellement à ce que tout le monde me disait et j’étais donc méfiant avec elle. Cette femme marchait avait un handicap physique, elle marchait avec des béquilles. Lorsqu’elle entrait dans le bureau, il y avait comme un lourd silence qui s’imposait, alors même qu’on parlait bruyamment un instant auparavant. Je n’aurais pas voulu être à sa place... Dès qu’elle sortait, c’était les railleries, les moqueries. Ils lui avaient donné un surnom que je n’ai jamais compris : Krug.
    J’ai découvert le pot-aux-roses le jour où j’ai eu l’occasion de travailler avec elle. Cette jeune femme faisait un boulot impeccable. Ses rapports étaient nickel. Le contact avec les personnes qui venaient nous voir était juste et humain. Elle a fini par partir, poussée à bout, au bout du rouleau. Elle s’est fait muter dans un autre service. Je suis parti quant à moi quelques semaines après elle, avec beaucoup de questions. »147
    La discrimination envers les personnes handicapées est aussi présente dans le domaine du logement. Ainsi, à Paris, au mois de janvier 2004, une jeune avocate était rentrée en contact avec la propriétaire gérante d’un immeuble afin de louer un appartement situé au 6e étage avec ascenseur.
    La propriétaire avait refusé de louer l’appartement à la jeune avocate au motif que le nombre d’étages était trop important pour une personne à mobilité réduite, en cas de panne de l’ascenseur. La jeune avocate avait alors porté plainte.
    Le tribunal correctionnel a jugé que le délit était constitué et a condamné la propriétaire à 1500 euros d’amende dont 1000 avec sursis pour avoir refusé de louer un appartement à une jeune avocate handicapée.
    La jeune avocate espère que cela va « créer un déclic dans la société et que cette décision va contribuer à changer le regard des gens » ; « J’ai réussi à montrer qu’on pouvait obtenir justice, mon pari est réussi ».
    Un projet immobilier dans le Dakota du Sud propose une ville entièrement réservée aux sourds : tous les commerçants, policiers, médecins, enseignants et élus de mairie devront maîtriser le langage des signes. Cette utopie communautaire appelée Laurent en hommage au Français Laurent Clerc, fondateur, en 1817, de la première école pour sourds-muets des États-Unis, a déjà séduit un grand nombre de familles prêtes à immigrer pour refaire leur vie dans un « environnement accueillant ».148
    Débat
    Que pensez-vous de ce projet ? Le fait de créer un environnement uniquement accessible aux sourds va t’il leur permettre de s’intégrer au reste de la société ?
    Les préjugés sont parfois de plus gros obstacles que la déficience elle-même :
    « Dans le parc vers chez ma mère, il y a un homme en fauteuil roulant. Des gens se moquent de lui.
    On se moque des gens handicapés parce qu’ils ne sont pas normaux, ils sont tordus. »
    « Les handicapés sont différents, ils ont des problèmes. »
    « Des trisomiques se font traiter de trépanés. »
    « Des personnes qui ont des difficultés pour marcher, on les traite de handicapé alors qu’ils n’en sont pas. »
    « Ceux qui sont en fauteuil roulant, on les agresse parce qu’on sait qu’ils ne vont pas nous courir après. »149.
    Débat :
    Regardez le spot publicitaire de l’Association nationale pour le logement des personnes handicapées et de l’Association belge contre les maladies neuro-musculaires qui se trouve sur le site suivant :
    http://wal.autonomia.org/ et donnez vos impressions.
    La discrimination fondée sur le handicap physique est aussi surtout caractérisée par le manque d’accessibilité. Ainsi, il existe de véritables lacunes dans le domaine de l’accès à l’éducation, l’accès aux transports en commun, l’accès à des centres culturels, etc. pour des personnes handicapées ce qui limite leurs activités et réduit considérablement leur participation à la vie sociale.
    « Ce qui m’énerve, c’est la fainéantise des gens à trouver des solutions ; parfois, un peu de volonté simplifierait beaucoup de choses ». Elodie (Le Soir du 12 août 2005)
    En France, d’après une enquête menée en juillet 2004, plus de 82% des lignes de bus sont inaccessibles aux handicapés, 30% des bureaux de poste et 23% des mairies. La moitié des cinémas, des restaurants et des boulangeries sont également inaccessibles aux handicapés.150
    En Belgique, le taux moyen d’emploi des personnes handicapées serait de 20% (moyenne européenne 23%) : 80% des personnes handicapées recensées sont sans emploi.151
    Débat
    Dans votre ville les personnes en chaises roulantes ont-elles facilement accès aux magasins, aux bâtiments publics, aux trams, aux bus etc. ? L’architecture de votre école tient-elle compte des enfants moins valides ? Des plaines de jeux sont-elles conçues pour des enfants, handicapés physiques ? Ils ont pourtant, eux aussi le droit de jouer...
    Exemples positifs
    n « Projet différence » : depuis plusieurs années, la Ferme de la Clarine assure l’accueil de classes vertes, dans le cadre du « projet différence ». Le but est de permettre la rencontre de personnes handicapées et non handicapées et casser l’image que le handicap peut parfois susciter quand on est mal informé. Ici, les plus jeunes, accompagnés de leurs professeurs, prennent un plaisir réel à prendre conscience de la qualité du travail des 25 fermiers handicapés. Ils peuvent également découvrir et goûter leurs merveilleux produits : fromages, préparations de légumes, confitures, vins de fruits, miel... rien que des bonnes choses.
    Pour tous renseignement : 064 57 01 38.
    Écrans noirs pour cannes blanches (MFI HEBDO : Culture Société Liste des articles 01/10/2004)
    La mairie de Paris a inauguré mardi 21 septembre 2004 un projet-pilote destiné à permettre aux sourds et malvoyants d’avoir accès au cinéma. C’est dans la salle principale d’un grand cinéma de la Rive Gauche, avec la projection en avant-première de Comme une image, Dragons Jaoui, que l’expérience a été lancée.
    (
    http://www.rfi.fr/fichiers/MFI/CultureSociete/1338.asp).
    Après la Seconde Guerre mondiale, des aviateurs de la Royal Air Force britannique, blessés au combat et devenus paraplégiques ont été en rééducation près de Londres. Un neurochirurgien de l’hôpital organisa à leur intention des jeux sportifs. La première rencontre sportive en fauteuil roulant eu lieu à Londres en 1948. Les premiers Jeux paralympiques eurent lieu en 1960 à Rome. Initialement prévu pour les personnes handicapées en fauteuil, ces jeux ont été progressivement ouverts aux athlètes amputés, aux déficients visuels etc.
    Depuis Séoul en 1988, Jeux olympiques et paralympiques se déroulement sur les mêmes sites. Au fil du temps, les Jeux paralympiques d’été et d’hiver sont devenus un véritable événement sportif. Quatre mille personnes handicapées ont participé aux Jeux d’Athènes.
    Chez certains peuples Iroquois (Indiens d’Amérique), on croyait qu’un homme avec un handicap avait été choisi par les esprits pour devenir chamane. (
    www.indien.nexenservices.com/amerindiens/chamanes.htm.
    )
    (Le chamane est la personne qui, dans les sociétés traditionnelles, est habituellement en rapport avec les êtres surnaturels par le biais des songes, des visions ou d’extases de pratiques médiumniques (possession par les esprits). Elle se consacre généralement à la guérison des maladies et exerce souvent des fonctions sacerdotales.)
    Répertoire « Loisir et Handicap » en ligne. A l’occasion de son 10ème anniversaire l’Agence Wallonne pour l’intégration des Personnes Handicapées propose un répertoire « Loisir et Handicap » en ligne, il s’agit donc d’activités de loisirs adaptés et accessibles aux personnes handicapées. Ce projet répond à une large demande de la part des personnes handicapées et de leur famille. (Contact : AWIPH- tel:0478/31 15 03 - Email : loisirs@awiph.be - Site web :
    http://wform.awiph.be/loisirs.
    Le concours « Bricoleur du cœur » : organisé par Handicap international. Ce concours a récompensé en août 2005 trois inventions qui facilitent la vie des handicapés : une table adaptée aux valides et non valides, un porte-bagage pour chaise roulante et une voiture électrique à conduire d’une seule main. (Le Soir du 12 août 2005)
    Pour plus d’info :
    www.handicapinternational.be.
    Le CREHAM est une association qui œuvre depuis 25 ans à développer les talents artistiques des personnes handicapées mentales en arts plastiques et en arts de la scène et à les promouvoir par des expositions, des spectacles et des concerts. Pour plus d’indo :
    www.creahm.be.
    Voici quelques noms célèbres de personnes handicapées qui ont réussi à percer dans le show business : Emmanuelle Laborie : actrice française sourde, Pascal Duquenne : acteur belge trisomique, Gilbert Montagnier : chanteur français aveugle, Stevie Wonder, chanteur américain.
    Mise en vente générale en France d’un timbre à 0,53 euro à l’occasion du trentième anniversaire de la loi d’orientation en faveur des personnes handicapées du 30 juin 1975, votée à l’initiative de Simone Veil, ministre de la santé de l’époque. Le timbre dessiné par Michel Granger échappe au stéréotype du fauteuil roulant (...) « La main est juste là pour aider le personnage constitué d’étoiles, explique Michel Granger. La main peut disparaître, il n’en continuera pas moins de vivre. » En même temps, « ce personnage se dégage de son handicap ». Le Monde (18/06/05) La loi pour les handicapés a trente ans
    Il existe des sites internet qui offrent aux personnes malvoyantes la possibilité de configurer les pages internet (
    www.voirplus.net, www.braillenet.org). De plus, la société E-Cedi édite des logiciels Handilog qui améliorent la navigation des personnes handicapées.
    La RTBF et son opération CAP48, Le Ligueur et de nombreux partenaires publics et du secteur du handicap se sont rassemblés pour mettre sur pied la 1re Journée Portes Ouvertes des institutions et services pour personnes handicapées. Le samedi 24 septembre, plus de 50 institutions en Communauté française et en Communauté germanophone ont accueilli le grand public pour leur faire rencontrer les personnes handicapées, leur cadre de vie, leurs aspirations et projets.grande première !
    Cette initiative est pionnière à plusieurs titres, puisqu’elle regroupe l’ensemble des acteurs de Wallonie et de Bruxelles, les différentes situations de handicap, avec l’objectif commun de promouvoir une découverte humaine de ces personnes différentes. C’est aussi l’occasion pour l’ensemble de ce secteur de mettre en avant ses forces et ses compétences à travers une réalité trop peu connue dans ses dimensions économiques et sociales.
    L’émission de rentrée de « Ca Bouge » diffusée le 23 septembre sur La Deux, fut consacrée à cette initiative.
    Pour en savoir plus
    La dernière heure (06/07/2005) : Des gares handicapés non admis. 3200 signatures et la SNCB ne bouge pas !
    Activité pédagogique
    Conte : L’Enfant aux Deux Yeux. Disponible chez Amnesty International, opération main tendue, 2003.
    Bibliographie
    A. JOLLIEN, Le métier d’homme, Seuil,
    A. JOLLIEN, Eloge de la faiblesse, Cerf,
    Vidéos/Films
    Vol au dessus d’un nid de coucou, Milos Forman (1975)
    Elephant Man, David Flynch (1980)
    Rainman, Barry Levinson (1988)
    An Angel at my Table, Jane Campion (1990)
    My Left Foot, Jim Sheridan (1994)
    Huitième Jour, Jaco van Dormael (1996) Ce film (accompagné d’un dossier pédagogique) est disponible au Centre Culturel des Grignoux (04/222 27 78)
    Bienvenu à Gattaca, Andrew Nichols (1997)
    Dancer in the dark, Lars Van Trier (2000)
    Les Rivières Pourpres, Mathieu Kassovitz (2000)

Roland d’Hoop


Source -
http://www.amnestyinternational.be/doc/article.php3?id_article=6184 -

21:52 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les droits syndicaux en danger.

 

Les nouvelles formes d’organisation du travail dans les entreprises. La multiplication des licenciements de délégués syndicaux menace directement la possibilité de l'action syndicale dans les entreprises privées et publiques. Quelles réactions aux menaces qui pèsent sur les droits syndicaux? Quelles réponses, quelle riposte à donner sur les lieux de travail face à l'offensive patronale?

14:10 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/08/2007

La RTBF facilité davantage l'accès de son Journal Télévisé aux personnes sourdes ou malentendants.







Dans le respect du contrat qui la lie à la Communauté française, la RTBF propose une offre multiple de sous-titrage et d'interprétation en langues des signes.


9 possibilités de s'informer avec la RTBF :

______________________________________________________________

Regarder le Journal Télévisé avec sous-titrage : page 888 du télétexte

· en direct sur La Une à 19h30

· en direct sur RTBF SAT à 19h30

· en direct sur www.rtbf.be ou www.la1.be (prochainement),

· en direct sur les plate-formes Belgacom TV et Télénet

· dans la boucle de nuit

______________________________________________________________

Regarder le Journal Télévisé interprété en Langues des Signes :

· en direct  sur La Une en TNT à 19h30

· en fin de soirée avant la boucle de nuit sur la UNE

· à la demande sur www.rtbf.be ou www.la1.be

· à la demande sur les plate-formes Belgacom TV et Télénet

______________________________________________________________

Cette nouvelle offre de la RTBF élargit l'éventail des possibilités mises à disposition du public sourd ou malentendant et s'inscrit dans la volonté de la RTBF de proposer de plus en plus d'émissions sous-titrées via le télétexte pour aboutir en 2007 à 600 heures de programmes sous-titrés, 800 heures en 2009 et 1000 heures en 2011.


En savoir davantage ?  Nous contacter ...>>>

Nos partenaires:

La Fédération Francophone des Sourds de Belgique

www.rtbfsat.be
Belgacom TV et Télénet



(RTBF) Mon intervention du 14/06/2007

 

Cher Monsieur Deville,
 
En tant que collaboratrice du Président du PS, Elio Di Rupo, votre message concernant l'accessibilité de l'information aux personnes sourdes et malentendantes m'est bien parvenu et a retenu toute mon attention.
 
Il est évidemment plus que regrettable que les débats qui permettent également de voter en connaissance de cause n'aient pas été soustitrées ou fait l'objet d'une traduction gestuelle sur notre chaîne de service public.
Pourtant, le nouveau contrat de gestion de la RTBF contient des avancées considérables puisqu'il prévoit que le nombre d'heures de programmes sous titrés sera progressivement augmenté de manière importante sur la durée du contrat de gestion, en priorité pour les programmes d'information ainsi que les messages d'intérêt général, à caractère urgent de santé et de sécurité publique. Pour ce faire, à savoir le sous-titrage en direct, simultané, d'émissions ou de débats télévisés, la RTBF a du faire des investissements techniques et du personnel a du être formé.  Les débats politiques devraient donc être prochainement soustitrés.
 
 Il est clair que l'augmentation progressive du nombre de programmes sous-titrés sur la RTBF n'est qu'un début. Notre opérateur de service public doit rattraper un retard pris en la matière par rapport à d'autres chaînes européennes. Dans la mesure où les techniques de sous-titrage ou de traduction gestuelle constituent des procédés onéreux, les solutions à cette problématique exigent un travail de long terme.
 
Je reste néanmoins à votre disposition pour toute information complémentaire.
 
Bien cordialement,
 
Julie Ludmer
Conseillère IEV
Boulevard de l'Empereur, 13
1000 Bruxelles
Tel: 02/548.32.85
 
 


  

17:50 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Trou budgétaire en 2007 : "orange bleue" met le financement des pensions et des soins de santé en péril !

 
 
 
 
Les négociateurs de l'orange bleue viennent d’annoncer un accord sur le budget 2007. C’est la première fois en deux mois que les chrétiens et les libéraux semblent tomber d’accord et le signal politique est très inquiétant : l’orange bleue abandonne huit ans de bonne gestion budgétaire et va laisser un déficit d’au moins 750 millions d’euros !

Comment l’équipe de Monsieur Leterme compte-elle combler à l’avenir ce trou qui ne fera que se creuser à l’avenir, comme nous en avertit le Bureau fédéral du Plan ?

Le PS s’inquiète vivement de cette décision qui annonce la rupture de nombreuses promesses et la mise en péril de politiques essentielles pour le bien-être des gens.

Pressée d’enfin tomber d’accord sur un sujet, l’équipe de Monsieur Leterme a décidé d’ignorer les recommandations du Conseil Supérieur de Finances et d’abandonner les engagements faits à nos partenaires européens dans le cadre du Pacte du Stabilité. Les négociateurs n’hésitent pas à s’écarter de 2,4 milliards d’euros de l’objectif promis ! C’est la première fois, depuis la ratification du Pacte en 1997, que la Belgique va se classer parmi les mauvais élèves de l’Europe.

Les objectifs définis par le Pacte de Stabilité étaient surtout garants de moyens financiers suffisants pour garantir le paiement des pensions de tous les Belges au moins jusqu’en 2030. L’orange bleue reporte à plus tard un problème fondamental que le PS s’était toujours attaché à régler de manière préventive et structurelle. Il était prévu (dans la loi !) de réaliser ce préfinancement par la constitution progressive de surplus budgétaires versés au Fonds de Vieillissement. Si l’équipe de Monsieur Leterme n’arrive plus à générer des surplus et, au contraire, creuse des trous dans le budget de l’Etat, les Belges ne peuvent plus être assurés du paiement à long terme des pensions légales et du maintien de notre système de sécurité sociale actuel.

Les partis présents à la table de négociation menacent de briser le contrat de confiance entre les générations et de faire retourner notre pays dans un cycle de déficits et d’endettement.

Le PS appelle les négociateurs à retrouver du sang-froid et ne pas sacrifier les intérêts de la population au profit d’ambitions politiques à court terme. Une bonne gestion budgétaire est aussi essentielle au redressement économique de nos régions, particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. A cet égard, le PS rappelle que les gouvernements de Madame Arena et de Messieurs Demotte et Picqué ont respecté leur objectif budgétaire en 2006 et qu’ils respecteront les objectifs 2007 définis dans le Pacte de Stabilité. Chacun est en droit d’attendre du gouvernement fédéral qu’il prenne ses responsabilités.


Charles Picqué se tient à la disposition de la presse pour toute réaction au nom du PS.
 

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01/08/2007

Le blog d'un sourd, Jean-Luc Jamart un simple citoyen... mais très conscient.

Jean-Luc Jamart

Je suis une personne sourde, un hélas non-citoyen de ce petit pays.
Pourquoi le non-citoyen, depuis le reconnaissance ou l'approbation de la communauté française, je ne vois qu'une mince avancée sur l'utilisation de la langue des signes.
Ce qui devient fragilisée par la célèbre Madame De Fonck qui favorise le dépistage précoce de l'enfant né, et les informations sont focalisées sur l'implante cochléaire.

 

Jean-Luc Jamart.


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